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Tennis | Coupe Rogers

Et maintenant Berdych!

Pospisil n’a pas souffert contre un Stepanek chancelant

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Le conte de fées de Vasek Pospisil s’est poursuivi hier au Stade Uniprix, à la grande joie des spectateurs bruyants venus l’encourager sur le court Banque Nationale.

Opposé à Radek Stepanek (51e mondial), le Canadien de 23 ans n’a pas réellement souffert pendant ce duel d’une heure et quart qui s’est soldé en deux manches de 6-2 et 6-4.

Malgré une légère baisse de régime à la deuxième manche, où il a concédé deux jeux consécutifs alors qu’il menait 5-2, il est venu sceller l’issue de la rencontre avec un jeu parfait, qu’il a couronné avec son 7e as de l’affrontement.

«Je n’ai peut-être pas eu la bonne attitude à ce moment précis, a indiqué Pospisil. Sans doute un excès de confiance. La fatigue commençait aussi à se faire sentir. Mais bon, je suis revenu fort et c’est l’important.»

Assuré de 35 660 $

Le match a été moins intense que celui de mardi, où trois manches ont été nécessaires pour venir à bout de l’Américain John Isner.

Pospisil accède au troisième tour d’un grand tournoi pour la première fois de sa carrière.

Stepanek, il est vrai, n’a pas démontré l’étoffe qui lui avait permis de surprendre l’Espagnol Nicolas Almagro (12e favori) la veille. Il a même paru chancelant.

Mais n’enlevons rien à Pospisil, qui a mérité cette victoire en déstabilisant son rival d’entrée de jeu!

«Il a tenté plusieurs attaques au filet, mais je me suis tellement bien défendu qu’il a modifié son approche par la suite.»

Pospisil (71e), assuré de mettre la main sur une bourse de 35 660 $, aura une très grosse pointure à affronter aujourd’hui, soit le Tchèque Tomas Berdych, 5e favori du tournoi, qui, à son premier match de la semaine, n’a eu aucune difficulté hier à disposer de l’Ukrainien Alexandr Dolgopolov en deux manches de 6-3 et 6-4.

Les effets de la mononucléose

Pospisil, vainqueur du tournoi de Vancouver la semaine dernière, connaît les meilleurs moments de sa jeune carrière dans les rangs professionnels avec une fiche de 10 victoires à ses 11 derniers matchs.

«Je me sens beaucoup mieux sur le terrain, a déclaré le Canadien, et suis moins hésitant.»

Il a aussi reconnu que la mononucléose, dont il a été victime en janvier dernier, l’a incité à changer son alimentation. Pour le mieux.

«Je mangeais à peu près n’importe quoi, comme des hamburgers et de la poutine.

«Cette diète m’a fait perdre environ 5 kilos et je m’en porte que mieux. Je récupère plus facilement qu’avant et mon endurance est meilleure.»

Un entraîneur comblé

«Il a très bien joué, s’est exclamé Frédéric Fontang, l’entraîneur de Pospisil depuis décembre dernier. Son niveau d’intensité s’est élevé d’un cran depuis bon nombre de semaines et cette démarche lui est très fructueuse.

«On lui a demandé d’être plus offensif sur le court et d’attaquer plus souvent au filet, ce qu’il fait avec brio», de dire le Français, qui veille sur Pospisil une trentaine de semaines par année.


► Vasek Pospisil s’exprime dans un français très convenable. Ses parents, sachant qu’il viendrait s’entraîner au Centre national de tennis à Montréal, l’ont inscrit, il y a quelques années, à un cours de français dans la région de Vernon, en Colombie-Britannique, où ils habitent.

► Le tournoi de Stepanek, dont la conjointe Petra Kvitova affrontait Eugenie Bouchard hier soir à Toronto, n’est pas terminé. Il est inscrit à la coupe Rogers en double avec son partenaire, l’Indien Leander Paes.

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