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Voyager autrement

Une sainte paix sur lîle de Iona

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ÎLE DE IONA, Écosse | Ce matin-là, l’habituelle quiétude qui caractérise la petite île de 150 habitants s’est trouvée quelque peu troublée. D’abord, Le Soléal, notre navire, mouillait non loin du rivage, débarquant une partie de ses 180 passagers. Et puis, précédés par un joueur de cornemuse, des officiels écossais et irlandais sont venus souligner le 1450e anniversaire de la fondation du monastère de Iona.

C’est en l’an 563, en effet, qu’un moine exilé d’Irlande fonda un monastère sur cette minuscule île de granit battue par les vents. Saint Colomba, c’est son nom, et ses disciples entreprirent par la suite d’évangéliser l’Écosse, puis bien des contrées sur le continent européen.

Le rayonnement du monastère de cette île sacrée fut tel que les premiers rois d’Écosse et les seigneurs des îles Hébrides demandèrent à se faire inhumer dans le cimetière qui jouxte l’abbaye. Détruite une première fois par les Vikings venus des contrées nordiques, l’abbaye fut maintes fois reconstruite. Le monument, tel qu’on le connaît à présent, résulte de la reconstruction réalisée en 1930.

Le cloître a retrouvé toute sa noblesse, abritant de plus en son sein une sculpture moderne magistrale.

Outre le monastère, Iona compta durant trois siècles un couvent de religieuses bénédictines, dont les ruines entre le port et l’abbaye recèlent de majestueuses ogives et de nombreux symboles celtiques.

Aujourd’hui, les croyants considèrent l’île de Iona comme un lieu de pèlerinage. Certains s’y rendent même pour trouver un lieu de retraite spirituelle. Des maisons d’hôtes et de petits établissements, délimités par des murets de pierres sèches et regardant le sud vers la mer, proposent des gîtes douillets.

Le caractère naturel de l’île et son calme exceptionnel incitent d’autres visiteurs à venir y effectuer d’interminables balades au gré des plages de sable blanc bercées par une mer aux teintes d’émeraude et des amoncellements de blocs granitiques.

Dans le détroit, virevoltant entre les îles de l’archipel, des voiliers de toutes tailles courent sur les vagues.

Sur l’île de Iona, on est assuré de trouver la sainte paix. Ce matin-là, nous aurions pu croire que nous avions accosté au paradis.

Le trajet du traversier qui relie Iona à Mull, sa grande voisine, ne prend tout au plus qu’une quinzaine de minutes, le temps de voir s’éloigner l’île sacrée.

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