/news/currentevents
Navigation
Accident | Montgolfière

Mort en voulant aider

Le pilote de 27 ans serait resté suspendu au bout d’une corde avant de chuter brutalement au sol

Coup d'oeil sur cet article

Les proches éplorés du pilote de montgolfière mort après avoir fait une chute libre à Mont-Saint-Grégoire, hier, affirment que cet accident aurait pu arriver à n’importe qui, sauf à Maxime Trépanier.

«C’est bien la dernière personne de qui l’on se serait douté qu’il arrive quelque chose», a avoué avec émotion Steve Trépanier, le frère du pilote de 27 ans.

«Il était tellement bon, Maxime, il était minutieux, il aimait ça et il était toujours prudent», a-t-il renchéri, visiblement consterné par cette mort soudaine.

Maxime Trépanier aurait voulu prêter main-forte à un autre pilote qui se trouvait au sol vers 7 h 30, quelques instants après son atterrissage près du rang Double.

«Il avait terminé son vol et tout son équipement était serré», a confirmé un témoin du drame.

Suspendu dans les airs

Une équipe de pilotes américains aurait lancé une corde de tension non loin de l’homme afin de déplacer la montgolfière.

M. Trépanier aurait agrippé ce câble et l’aurait enroulé autour de son bras pour «coucher la montgolfière au sol», explique un pilote qui accumule plus de 25 ans d’expérience dans le domaine.

Pour une raison encore inconnue, la nacelle aurait rapidement gagné de l’altitude, alors que le jeune pilote pendait toujours au bout de la corde.

«Il est monté dans les airs, il était rendu plus haut que les arbres et il est tombé. Il devait être à environ 75 pieds», a-t-il rapporté, soulignant que ce simple geste d’aide à son confrère lui aura tristement coûté la vie.

Un pilote qui se trouvait toujours à bord se serait ensuite empressé d’aller atterrir un peu plus loin.

Jean-Baptiste Leblanc, propriétaire du terrain où la victime a abruptement terminé sa chute, a affirmé que les profondes cavités au sol faisaient état de la vitesse à laquelle il est tombé.

Le geste qu’a posé Maxime Trépanier en est un que les pilotes de montgolfières font très couramment, nous a-t-on fait savoir.

«C’est tout à fait normal qu’on en voie un aller en aider un autre et vice versa. Que ce soit pour atterrir ou pour déplacer une montgolfière déjà au sol», raconte un autre pilote qui côtoyait régulièrement celui qu’il appelait le jeune Trépanier.

Passionné de montgolfières

Presque né dans les montgolfières, Maxime Trépanier est issu d’une famille de pilotes approuvés par Transports Canada. Son père Normand, son frère Danny et lui le sont.

Ces derniers se trouvaient tous dans les airs à l’intérieur de leurs montgolfières respectives, hier matin.

«Maxime était un pilote d’expérience et il savait très bien ce qu’il faisait», a confié Steve Trépanier, indiquant que son frère avait plus de 100 heures de vol à son actif.

«C’était notre sport à nous... Nous ne faisons pas de bateau, pas de moto, pas de camping, mais de la montgolfière, on en mange», a-t-il fait savoir, décrivant ce loisir comme une véritable passion familiale.

«On ne comprend pas, dit-il. On a fait ça toute notre vie, de la montgolfière.»

Il décrit celui qu’il a perdu comme un homme énergique et apprécié de tous. Il était par ailleurs père de deux jeunes enfants âgés d’un et deux ans, et il s’était récemment marié.

«C’était un père attentionné qui aimait beaucoup ses enfants...»

Le jeune père de famille venait tout juste de terminer son cours afin de devenir pompier.

La famille de la victime s’est présentée à une rencontre de pilotes en fin de journée, hier, afin de venir trouver un peu de réconfort auprès de ceux qu’elle considère comme sa «deuxième famille».

Sur le même sujet
Commentaires