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Un baptême réussi

Le film québécois Gabrielle ovationné au Festival de Locarno

Un baptême réussi
Photo courtoisie La première mondiale du film Gabrielle a eu lieu en plein air sur la mythique Piazza Grande de Locarno, devant quelques milliers de ­spectateurs.

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Magique. C’est le meilleur mot pour décrire la première mondiale du film ­québécois Gabrielle qui s’est déroulée à la belle étoile, hier soir, au Festival de Locarno, devant quelques milliers de spectateurs visiblement conquis.

Magique. C’est le meilleur mot pour décrire la première mondiale du film ­québécois Gabrielle qui s’est déroulée à la belle étoile, hier soir, au Festival de Locarno, devant quelques milliers de spectateurs visiblement conquis.

Présenté sur la mythique Piazza Grande, et sur «le plus grand écran géant extérieur en Europe», le nouveau film de Louise Archambault a reçu un accueil particulièrement chaleureux de la part du public suisse, qui est demeuré captif et remarquablement silencieux tout au long de la projection.

La cinéaste québécoise et son équipe (dont les acteurs Gabrielle Marion-­Rivard et Alexandre Landry) ont eu droit à de longs applaudissements – et même à une ovation – à la fin du film.

«On ne pouvait pas espérer mieux pour le baptême de Gabrielle, a admis Louise Archambault, encore émue par les commentaires des spectateurs qui sont venus la féliciter après la projection.

«C’est d’ailleurs la première fois que je pleure devant le film. Pendant le ­tournage, il arrivait que des techniciens pleurent mais pas moi. Mais ce soir, en voyant Gabrielle (son actrice principale) aussi heureuse, j’ai éclaté.»

Second long métrage de Louise ­Archambault (après Familia), Gabrielle raconte l’histoire de deux jeunes adultes souffrant d’une déficience intellectuelle (magnifiques Gabrielle Marion-Rivard et Alexandre Landry) qui veulent vivre leur amour normalement et avoir droit à leur autonomie.

«C’est un film sur le bonheur mais avec des personnages en marge, avait ­indiqué la cinéaste en conférence de presse plus tôt dans la journée.

«D’ailleurs, au début, j’avais intitulé le scénario Le chant des invisibles. Le film relate une quête d’exister, d’avoir son ­indépendance et son autonomie.»

Filmer la vérité

Louise Archambault a rencontré ­Gabrielle Marion-Rivard en faisant des recherches pour son film. Après avoir auditionné quelques actrices professionnelles pour le rôle principal, elle a décidé de prendre une chance avec Gabrielle (qui souffre elle-même d’une déficience intellectuelle). Une décision qui s’avère courageuse, et heureuse. Touchante, ­attachante et authentique, cette ­Gabrielle est le cœur de ce film émouvant et d’une grande sensibilité.

«Je voulais, autant que possible, filmer la vérité, a expliqué la cinéaste. J’ai souvent laissé rouler la caméra pour saisir des petits moments magiques.»


  • La projection d’hier a attiré plusieurs des distributeurs étrangers qui ont déjà acheté Gabrielle. Le film a été vendu jusqu’à maintenant dans une quinzaine de pays dont la France, la Turquie, la ­Corée du Sud et l’Allemagne.
  • Gabrielle prend l’affiche au Québec le 20 septembre.
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