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Travaux communautaires

Un manifestant condamné

Hugo Lebleu-Tadros
photo Courtoisie Hugo Lebleu-Tadros

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Un jeune homme particulièrement actif lors des manifestations de l’an dernier a été condamné à des travaux communautaires pour un méfait commis lors d’une violente manifestation au Palais des congrès.

Hugo Lebleu-Tadros, 25 ans, n’y était pas allé avec le dos de la cuillère en avril 2012. Pendant que Jean Charest livrait un discours sur le Plan Nord dans le bâtiment, il avait pris part à une manifestation à l’extérieur, qui avait vite dégénéré.

Une poubelle avait été lancée sur une porte, près de policiers, ce qui lui avait valu une accusation de méfait de moins de 5000 $.

Le mois suivant, alors qu’il était venu apporter son soutien à des étudiants arrêtés, il avait cette fois bousculé un caméraman à l’entrée du palais de justice de Montréal. Quelques jours plus tard, encore au palais de justice, Lebleu-Tadros saluait les médias d’un doigt d’honneur.

Casier judiciaire

Ses démêlés lui auront toutefois valu un casier judiciaire puisqu’il a plaidé coupable à deux accusations, mardi, au palais de justice de Montréal.

Lebleu-Tadros, qui s’était décrit dans une vidéo YouTube comme une personne «riche d’une vie atypique et d’une éducation alternative», a écopé de 100 heures de travaux communautaires et d’une probation d’un an pour le méfait au Palais des congrès, et pour possession d’une petite quantité de cocaïne trouvée sur lui lors d’une fouille en septembre dernier.

Il était aussi accusé de voie de fait armée sur un policier lors de la manifestation, mais l’accusation a été retirée. C’est que la poubelle avait en fait atterri à plusieurs pieds des forces de l’ordre.

Lebleu-Tadros a également accepté de signer un interdit de contact d’un an avec le caméraman bousculé. En contrepartie, l’accusation de voie de fait est tombée dans ce dossier.

«L’altercation (avec le caméraman) n’était pas claire», a expliqué son avocate Me Debora De Thomasis.

Si les dossiers de l’accusé sont maintenant réglés, d’autres étudiants attendent toujours leur procès.

C’est le cas des quatre individus accusés d’avoir lancé des fumigènes dans le métro de Montréal l’an dernier. Yalda Machouf-Khadir, figure de proue du mouvement étudiant, attend de son côté la suite des procédures dans les affaires de saccages à l’Université de Montréal et au bureau de comté de l’ex-ministre de l’Éducation Line Beauchamp, en avril 2012.

Des procès sont également prévus en mars 2014 pour d’autres manifestants.

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