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Recours collectif | SAAQ

Les motocyclistes manifestent devant le bureau de Pauline Marois

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Au nom d’amateurs de moto exaspérés de devoir toujours payer plus cher pour s’adonner à leur passion, le Mouvement des motocyclistes du Québec (MMQ) a déposé, vendredi, une demande de recours collectif de 100 millions $ contre la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Ce montant représente, selon le MMQ, l’argent payé en trop depuis 2007 pour la double cotisation aux assurances exigée aux détenteurs d’un permis de motocyclette qui détiennent aussi un permis pour la conduite d’une voiture.

Après le dépôt du document au palais de justice de Montréal, environ une centaine de motocyclistes se sont rendus aux bureaux montréalais de la première ministre, Pauline Marois, dans l’espoir de discuter avec elle.

Le président du MMQ, Denis Robert ainsi que Michael Mosca, un membre, ont tenté de pénétrer à l’intérieur, mais se sont fait barrer le chemin par des agents de sécurité.

C’est plutôt Julien Lampron, un conseiller de Mme Marois, qui est venu écouter les revendications du groupe.

«Dans 94% des accidents impliquant les motocyclistes, ce ne sont pas eux qui sont responsables. On nous demande de payer pour la responsabilité des autres, il faut que ça arrête», a notamment lancé M. Robert, en s’adressant au conseiller.

Après un bref échange, Julien Lampron a assuré qu’il allait aviser Pauline Marois des préoccupations des motocyclistes.

«On n’a pas eu de réponse à nos questions, mais on espère que le message passe», a laissé tomber M. Robert.

Si le message ne passe pas, le MMQ invitera 1000 manifestants à venir faire du bruit devant le bureau de la première ministre, «d’ici un mois ou un mois et demi».

Par ailleurs, les actions judiciaires du MMQ contre la SAAQ pourraient ne pas se limiter qu’à ce recours collectif. Le mouvement songe à déposer une autre demande de recours collectif de 500 millions $ à 800 millions $, dans les prochains mois. Cette fois pour des montants payés pour les frais d’immatriculation qui ont été «haussés sans justification», selon M. Robert.

 

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