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Sauvetage | Piscine

«C’est un vrai miracle»

Le calme des secouristes et le sang-froid d’un policier ont permis de redonner la vie à un jeune garçon

« C’est un vrai miracle »
Photo le journal de Montréal, mélanie bergeron Ousmane Tounkara et son fils Djibril Tounkara qui se croyait capable de nager sans veste de sauvetage mais qui s’est rapidement retrouvé au fond de la piscine quelques secondes après y être entré.

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Un jeune garçon de 8 ans a échappé de peu à la noyade samedi après être resté sous l’eau durant de longues minutes dans la piscine d’un ami à Saint-Roch-de-Richelieu, en Montérégie.

Un jeune garçon de 8 ans a échappé de peu à la noyade samedi après être resté sous l’eau durant de longues minutes dans la piscine d’un ami à Saint-Roch-de-Richelieu, en Montérégie.

Le petit Djibril Tounkara venait tout juste d’arriver à une fête familiale lorsqu’il s’est précipité à la piscine. Voyant que de plus petits que lui nageaient dans l’eau sans difficulté, le garçon n’aurait pas demandé de veste de sauvetage à la femme qui surveillait le bassin.

«Il devait se dire qu’il allait toucher au fond, comme à la garderie, mais c’était beaucoup plus creux ici», estime Ousmane Tounkara, le père de la victime, encore ébranlé, qui était au travail au moment du drame.

Vers 16h, une des invités qui assistait à la fête a constaté qu’un enfant se trouvait au fond de la piscine. La dame a aussitôt alerté les parents des autres enfants qui se trouvaient tout près. Un homme s’est empressé d’enjamber la piscine hors-terre, sortant rapidement le jeune Djibril de l’eau.

«Il était raide comme une planche, il était quasiment mort», raconte Isabelle Fangué, propriétaire de la résidence où avait lieu le rassemblement.

Jocelyn Chapdelaine et Lee-Anne Sylvestre ont entrepris, sans tarder, des manœuvres de réanimation durant dix interminables minutes.

«On ne voulait pas le perdre. Il n’était pas question qu’on arrête», a confié Jocelyn Chapdelaine, lui qui revoit la scène jour et nuit depuis samedi.

«Son cœur battait à une vitesse inimaginable, poursuit sa conjointe Lee-Ann Sylveste. On a tout donné jusqu’à temps que le policier arrive.»

Un policier de la Sûreté du Québec (SQ) a poursuivi les manœuvres jusqu’à ce que l’enfant reprenne entièrement conscience. Il n’a fallu que quelques secondes à l’agent pour ramener Djibril à la vie.

«Tout ce qui comptait, c’était la vie du p’tit gars», a avoué Jonathan St-Arnault, le policier de la SQ joint hier par le Journal.

Jamais assez reconnaissant

M. Tounkara remercie le ciel d’avoir «sauvé son bébé». Les mots lui manquent pour souligner le travail de tous ces gens qui ont, sans hésiter, mis l’épaule à la roue pour donner la chance à Djibril de revenir à la vie.

«Je ne pourrai jamais assez les remercier... Ils ont tout fait et aujourd’hui, mon fils est encore en vie», explique-t-il, encore sous le choc quelques heures après que son garçon ait reçu son congé de l’hôpital.

«Ça m’a touché de voir le policier se présenter à l’hôpital», a-t-il ajouté. Le père de famille se sent toutefois impuissant, sachant que ces personnes demeurent «traumatisées» au lendemain de la quasi-noyade.

Aucune séquelle

Transportée au Centre hospitalier Hôtel-Dieu-de-Sorel, la jeune victime n’a gardé aucune séquelle de l’incident.

Le garçon ne se rappelle pratiquement de rien, selon ses parents. S’il craint désormais l’eau, le petit Djabril sera inscrit à des cours de natation dès cet automne, assure son père.

Il a d’ailleurs profité de son congé de l’hôpital pour aller remercier Jocelyn Chapdelaine et Lee-Anne Sylvestre en compagnie de ses parents et de son plus jeune frère.

«Je l’ai pris dans mes bras et j’ai failli brailler», a avoué M. Chapdelaine. Ce dernier n’ose pas s’imaginer s’il avait fallu que le jeune garçon périsse noyé.

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