/news/transports
Navigation
Construction

L’enfer sur l’avenue Papineau

Des travaux majeurs paralysent l’accès au pont Jacques-Cartier et prennent les automobilistes en otage

L’enfer sur l’avenue Papineau
Photo Le journal de montréal, mélanie bergeron Les bouchons sur la rue Papineau ont aussi des répercusions sur les autres ponts.

Coup d'oeil sur cet article

Tout comme des milliers d’automobilistes, Shirin Marami et Frrhanj Ziaee ont mis 1 h 30 pour franchir 13 km et atteindre le pont Jacques-Cartier hier, à cause de travaux de réfection qui s’étendront encore plusieurs semaines sur l’avenue Papineau à Montréal.

«Ça n’a pas de sens! Nous sommes coincés ici et nous n’avons (pas) d’autres choix», lance Mme Marami, qui arrivait des Galeries d’Anjou. Un trajet qui aurait normalement pris une vingtaine de minutes.

Il a fallu une heure à Michel Castonguay, camionneur, pour atteindre le pont à partir de l’avenue Laurier.

«C’est enrageant, mais qu’est-ce que tu veux qu’on fasse, rage-t-il. Il faut qu’on prenne notre mal en patience.»

Jade Chaput roule deux fois plus longtemps qu’à l’habitude pour rentrer à la maison, depuis la fin juillet.

«Ça ne me prend jamais en bas d’une heure alors que je fais le trajet en 30 ­minutes habituellement», déplore-t-elle.

Ce sont des travaux de réfection des conduits électriques souterrains qui causent des bouchons monstres quotidiens à toute heure du jour.

La Commission des services électriques de Montréal (CSEM) procède à l’installation d’un nouveau système d’éclairage le long de l’avenue Papineau, «afin d’embellir le quartier», nous dit-on.

Pour Serge Boileau, président de la CSEM, la situation devrait s’améliorer dans la nuit de mercredi. Une opération de marquage indiquera clairement aux automobilistes quelle voie emprunter jusqu’à la toute fin de travaux.

«Les automobilistes ont tendance à croire qu’il y a une seule voie alors qu’ils pourraient passer deux à la fois. Ça devrait améliorer de beaucoup la circulation», ­assure M. Boileau.

Travaux jusqu’en novembre

Les automobilistes ne sont pas au bout de leurs peines. L’accès au pont Jacques-Cartier demeurera difficile jusqu’au début de novembre, parce qu’une fois terminés, les travaux déménageront de l’autre côté de la rue.

«Ce sont des travaux qui sont malheureusement nécessaires, on comprend et on reconnaît la frustration des gens», dit ­Jonathan Abecassis, attaché de presse de Laurent Blanchard, maire de Montréal.

La police de Montréal cherche à faciliter la sortie de l’île par le pont Jacques-Cartier en contrôlant les feux de circulation sur les artères les plus empruntées.


• 35,8 millions de véhicules empruntent le pont Jacques-Cartier chaque année, soit 98 000 véhicules par jour.

Commentaires