/news/politics
Navigation
Signes religieux interdits

L’opposition attend le gouvernement de pied ferme

François Legault
Photo les archives, Jean-Francois Desgagnés

Coup d'oeil sur cet article

Les partis d’opposition attendent le ministre Bernard Drainville et sa charte des valeurs québécoises de pied ferme.

Libéraux, caquistes et solidaires s’insurgent contre l’intention du gouvernement Marois d’interdire les signes religieux apparents dans la fonction publique, incluant les hôpitaux, les écoles et les CPE, comme le révélait Le Journal mardi.

À un mois de la reprise des hostilités parlementaires à Québec, le débat sur accommodements raisonnables et la laïcité de l’État soulève déjà les passions. François Legault, Philippe Couillard et Françoise David estiment que le Parti québécois va trop loin dans son désir de neutralité des institutions publiques.

Le chef de la CAQ va jusqu’à dire que la position préconisée par le gouvernement Marois est «radicale». Il promet que sa formation politique proposera d’ici quelques jours une solution «équilibrée» qui ne se satisfera pas non plus de «l’insignifiance» de son vis-à-vis libéral dans ce dossier.

«Il faut être capable de protéger le patrimoine catholique au Québec, donc il faut défendre les valeurs québécoises, il faut défendre l’égalité homme-femme, donc on ne sera pas aussi radical que le PQ, mais on va aller beaucoup plus loin que le PLQ qui ne veut rien faire, qui veut protéger sa clientèle anglophone et allophone de Montréal», a déclaré mardi M. Legault, qui était de passage à Saguenay.

Philippe Couillard se dit pour sa part «pas mal enligné sur la Commission Bouchard-Taylor», qui prônait plutôt une laïcité ouverte et recommandait l’interdiction des signes religieux ostensibles uniquement pour les juges, les procureurs de la Couronne, des gardiens de prison et les policiers.

Selon M. Couillard, seul le PLQ est en mesure de jauger correctement la question identitaire puisqu’il compte dans ses rangs une grande diversité culturelle.

«Notre parti est particulièrement bien placé pour faire cet exercice parce qu’il y a chez nous le reflet de ce qu’est le Québec d’aujourd’hui, bien sûr la majorité francophone, mais également les diverses communautés qui maintenant composent le peuple québécois», a-t-il insisté, au cours d’un entretien avec Le Journal.

La députée solidaire y voit pour sa part une forme de «discrimination» à l’égard des femmes puisque selon elle, ce sont inévitablement des femmes portant le voile qui subiront les «effets pervers» de telles mesures.

Le ministre Bernard Drainville, qui doit présenter sa Charte des valeurs québécoises en septembre, a refusé de commenter les informations du Journal.

Commentaires
Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.