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Dopage

La MLS n’est pas immunisée contre le fléau

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Getty Images/AFP Josh Williams (en jaune) a déjà été suspendu pour dopage en 2010.

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TORONTO – Des joueurs de la Major League Soccer (MLS) ont échoué certains tests visant à détecter la présence de produits améliorant la performance. En fait, ce ne fut pas le cas cette saison, mais dans le passé, oui.

Alors que chaque circuit professionnel en Amérique du Nord doit composer avec des conversations et des révélations distinctes à propos du dopage, il est maintenant temps que les gens suivant de près les activités de la MLS portent attention aux moyens entrepris par celle-ci pour combattre le fléau et éviter que des substances interdites ne reviennent dans les vestiaires.

Effectivement, l’utilisation de stéroïdes au sein de la ligue n’est pas une nouveauté.

En 2010, le milieu de terrain du Crew de Columbus Josh Williams avait écopé d’une suspension de 10 matchs, en plus de voir son salaire réduit de 10%, pour avoir consommé du méthandrosténolone, un produit interdit.

«Il n’y a pas de place dans le sport pour de telles substances, avait déclaré le commissaire de la MLS, Don Garber, lors de l’annonce de la sanction. Nous continuerons de responsabiliser nos joueurs quant à tout ce qu’ils consomment, l’objectif étant d’assurer l’intégrité du soccer.»

Deux ans plus tôt, deux membres des Red Bulls de New York, Jon Conway et Jeff Parke, avaient reçu la même punition pour avoir utilisé plusieurs produits bannis par l’Agence mondiale antidopage.

Par ailleurs, pour ce qui est de la Ligue nationale de hockey (LNH), le capitaine des Blackhawks de Chicago Jonathan Toews a mentionné à la station de radio Sportsnet 590 The Fan que ce serait «naïf» de croire que ce type de tricherie n’était pas présent dans le circuit. Aussi, la LNH est passablement critiquée pour son programme de tests peu vigoureux.

Pour sa part, la NFL serait sur le point d’établir de nouveaux paramètres en matière d’examens afin de combattre la volonté de quelques joueurs de prendre des hormones de croissance humaine.

Enfin, inutile de préciser davantage tout ce qui entoure le baseball majeur actuellement, alors que le dossier de l’ancienne clinique Biogenesis continue de faire jaser.

Pendant ce temps, dans la MLS, les anciens joueurs et ceux qui s’y trouvent encore nagent un peu dans le vide.

Quelques ex-porte-couleurs ont indiqué au «Toronto Sun» qu’il n’y avait pas d’enjeu, car les tests sont déjà bien en place et semblent bien fonctionner. C’est du moins ce qu’ils prétendent.

Aussi, selon les documents fournis par la direction de la MLS, tous les joueurs de la ligue doivent se soumettre à des examens aléatoires, et ce, au moins deux fois par année. Le tout est effectué sans avis préalable. Les joueurs ayant été interrogés par le quotidien ont confirmé ces informations.

Toutefois, d’après les standards de la MLS, des tests peuvent également être imposés à un athlète de façon illimitée sur une base annuelle.

Or, un peu comme dans la LNH où un très petit pourcentage de joueurs sont convoqués à la fin de la campagne ou durant l’été, les examens de la MLS durant la saison morte ne sont pas monnaie courante. Ainsi, ceux qui sont testés au cours de la période d’activités ne le seront vraisemblablement pas pendant les mois d’hiver.

La plupart des gens ayant consommé des stéroïdes le diront : les athlètes ne prennent pas nécessairement ces substances pour tenter de devenir des armoires à glace. Il s’agit davantage d’améliorer leur entraînement, de trouver une façon de travailler plus fort et plus longtemps pour se retrouver dans une forme physique optimale au début de la saison ou à l’occasion du camp préparatoire.

«La MLS a l’un des programmes antidopage les plus stricts du sport professionnel. Elle tient responsables ses joueurs pour tout ce qu’ils envoient dans leur corps, avait encore affirmé Garber, après les suspensions de 2008. C’est un message important que nous leur lançons.»

Pour respecter cette volonté, la MLS doit poursuivre ses tests, surtout entre les mois de novembre et de février, où quelques-uns seraient tentés de se donner un avantage sur d’autres.

 

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