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De nouveau père... après une vasectomie

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Archives Le 7 septembre 2010, la vie de Mélissa Bouchard-Dupont a quelque peu basculé lorsqu’elle a appris qu’elle était de nouveau enceinte, surtout après la vasectomie de son conjoint.

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Un couple de Rimouski poursuit un médecin de Saint-Marc-sur-Richelieu qui pratique à Longueuil après que la secrétaire de ce dernier ait fait parvenir à un patient un mauvais diagnostic à la suite d’une vasectomie. Cette lettre faisait état du fait que le patient, Bruno Saint-Pierre, était désormais stérile. Pourtant, sa conjointe est par la suite tombée enceinte.

Le 7 septembre 2010, la vie de Mélissa Bouchard-Dupont a quelque peu basculé lorsqu’elle a appris qu’elle était de nouveau enceinte. La dame se relevait pourtant d’une dépression, suite à la naissance de son premier enfant, affirme la requête.

La poursuite de 385 000 $ qui vient d’être déposée contre le Dr Charles Talon de la clinique médicale Berger à Longueuil stipule que le médecin a admis que «son assistante avait probablement commis une erreur d’interprétation des résultats d’analyse ou tout simplement procédé à l’impression du mauvais modèle de lettre de suivi».Les deux rapports cytologiques révélaient plutôt une baisse draconienne de spermatozoïdes, mais sans que le patient ait atteint la stérilité complète.

Une première erreur en 40 ans de pratique

Le Dr Talon a affirmé qu’il s’agit là pour lui d’une première erreur du genre en plus de 40 ans de pratique médicale et quelque 20 000 vasectomies, des interventions plutôt simples d’une dizaine de minutes.

Le malheureux patient est déjà père de cinq autres enfants, dont quatre issus d’une union précédente et se dit déjà affligé par de lourdes pensions alimentaires.

Normalement, l’on retrouve chez un homme en santé près de 50 millions de spermatozoïdes par millilitre de sperme. Le patient affichait en réalité, après l’intervention médicale, un taux d’un million de spermatozoïdes par ml et non pas la stérilité complète, selon le médecin.

En constatant son erreur, la secrétaire aurait fondu en larmes, d’après le médecin joint par notre journal, et ne travaille plus pour la clinique. Elle possédait tout de même près de dix ans d’expérience là-bas.

Le Dr Talon se dit prêt à reconnaître sa responsabilité dans ce malheureux quiproquo.

La requête a été déposée le 13 août dernier.

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