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Dès septembre 2014

Réforme des cours d'histoire du primaire au cégep

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Les étudiants québécois du primaire au cégep recevront des cours d’histoire nationale dès septembre 2014, ont annoncé lundi la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Marie Malavoy, et le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne.

Pour les élèves du secondaire et du primaire, seulement quelques écoles, celles qui participeront à un projet-pilote, utiliseront le nouveau programme dès 2014. Au niveau collégial, le ministre Duchesne souhaite que les cohortes qui feront leur rentrée à l’automne 2014 suivent ce nouveau cours qui sera obligatoire, puisqu’il sera implanté au sein de la formation commune.

La ministre Malavoy a indiqué qu’elle souhaitait réformer le cours d’histoire et d’éducation à la citoyenneté offert au primaire et au secondaire.

Cette décision a été prise, selon elle, en raison d’un constat fait par les professionnels du milieu et par la population que les jeunes ne connaissent pas leur histoire. Une pétition réclamant plus de cours d’histoire avait d’ailleurs été déposée devant l’Assemblée nationale il y a environ un an et demi.

«Ce que nous voulons, c’est qu’à la fin de leur parcours scolaire, les élèves du Québec comprennent le monde qui les entoure», a expliqué la ministre de l’Éducation, qui promet une démarche rigoureuse et très ouverte. «Loin de vouloir séparer les gens en camps, c’est plutôt une démarche pour essayer de rassembler les gens autour de ce qui fait consensus, a-t-elle précisé. Donc nous allons tout faire pour essayer d’unifier la démarche et ne pas diviser les gens.»

Pour qu’un cours d’histoire nationale du Québec contemporain puisse être ajouté à la formation collégiale commune, le ministère de l’Éducation supérieure devra apporter des modifications au Règlement sur le régime des études collégiales.

Pour une culture générale riche et diversifiée

Le ministère de l’Éducation supérieure, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST) donne également le mandat au Comité-conseil de la formation générale de lui proposer les objectifs et les standards de formation qui pourront être associés à ce nouveau cours. Les propositions sont attendues pour la fin de l’année.

«En ayant une culture générale riche et diversifiée, nous pourrons compter sur des jeunes citoyens informés et à l’esprit très critique, a assuré Pierre Duchesne. Des jeunes à même de comprendre leur milieu de vie, de connaître leur institution démocratique, mais aussi des jeunes qui s’empreignent de leur passé et qui auront une plus grande emprise sur notre avenir collectif.»

Plusieurs organisations ont appuyé l’annonce du nouveau cours d’histoire.

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a salué «l’initiative du MESRST de vouloir augmenter les connaissances générales des étudiants via l’implantation d’un nouveau cours d’histoire au collégial, sans toutefois penser que celui-ci devrait être obligatoire pour tous les étudiants.»

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ – CSN), ainsi que la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), se sont également dits favorables.

La CSQ a toutefois tenu à rappeler l’importance d’une consultation du personnel enseignant «à chacune des étapes de la démarche de consultation».

 

 

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