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Cyclistes | Abitibi

Fin tragique à vélo

Un conducteur aveuglé par le soleil a heurté à mort un couple près d’Amos

Fin tragique à vélo
photo courtoisie Robert Bérubé et Carole Lanoix ont connu une fin tragique sur le chemin Lanoix à Saint-Mathieu-d’Harricana.

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Un couple très apprécié de la communauté de Saint-Mathieu-d’Harricana, en Abitibi, a été fauché de plein fouet mardi soir, alors qu’il circulait à vélo, par un conducteur aveuglé par le soleil.

Un couple très apprécié de la communauté de Saint-Mathieu-d’Harricana, en Abitibi, a été fauché de plein fouet mardi soir, alors qu’il circulait à vélo, par un conducteur aveuglé par le soleil.

Robert Bérubé, 60 ans, et Carole Lanoix, 54 ans, ont été heurtés par une camionnette sur le chemin Lanoix, à 2 km de la route 109, tout près de la ville d’Amos. Le couple, connu de tous, avait l’habitude d’aller faire de la bicyclette en soirée.

«Ils aimaient ça tous les deux et ils en faisaient souvent, raconte avec émotion Michel Bérubé, le frère d’une des deux victimes. Après l’ouvrage et la fin de semaine, ils partaient en faire quand ils avaient le temps.»

La collision est survenue non loin de leur résidence peu avant 19 h 30. Les deux cyclistes ont été transportés à l’hôpital où leur décès a rapidement été constaté.

«Ils sont décédés en faisant ce qu’ils aimaient, c’était leur loisir à ces deux-là», souffle le frère du défunt.

Ébloui par le soleil

Selon les témoignages recueillis et l’analyse de la scène, tout indique que le conducteur de la camionnette aurait été ébloui par le soleil. «Les enquêteurs estiment que ni la vitesse ni l’alcool ne seraient en cause dans cet accident», a fait savoir Marie-Josée Ouellet, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Le drame s’est produit sur une route de campagne asphaltée et «moyennement achalandée». Robert Bérubé et Carole Lanoix empruntaient souvent ce chemin.

Un voisin, qui habite en face de la résidence des deux victimes, voyait le couple «partir à vélo ou à pied presque tous les jours».

«À ce temps-ci de l’année, quand le soleil est bas, il arrive directement dans l’axe du chemin et c’est traître», avoue Simon Simard, qui est aussi le cousin de M. Bérubé.

«Il n’y a pas de lignes de circulation ni d’accotement, alors pour rester sur l’asphalte, tu n’as pas le choix d’être dans le chemin», ajoute-t-il.

« De bons vivants »

Le départ soudain du couple très impliqué dans sa communauté a créé une véritable onde de choc à Saint-Mathieu-d’Harricana. Les familles Bérubé et Lanoix sont deux famil­les pionnières du village.

«Ce sont des gens extrêmement connus ici. Ça touche tout le monde... C’est une grande perte», rapporte le maire Martin

Roch, lui aussi bouleversé par le drame.

«J’ai le cœur en miettes pour les deux familles éprouvées et pour le conducteur qui doit vivre des moments très difficiles», a-t-il confié.

Le sexagénaire travaillait au centre du camion à Amos depuis plusieurs années. «C’était un vaillant», s’est contenté de dire le propriétaire du commerce où il travaillait.

Sa femme était directrice des services finan­ciers à la MRC d’Abitibi.

«Je la (Carole) côtoyais tous les jours. En finissant mardi, je l’ai saluée en pensant la revoir le lendemain», a commenté Michel Roy, directeur général de la MRC, qui a aussi un lien de parenté avec la dame de 54 ans.

Il soutient que son employée était appréciée de toute l’équipe et qu’elle se dévouait dans son travail.

Ce drame survient un mois après que le père de deux garçons dans la trentaine eut commencé à parler de préretraite.

«Il commençait à y réfléchir et il m’en avait justement parlé récemment», se souvient M. Simard, qui avait l’habitude de toujours voir ses voisins entourés de gens.

Impliqués au sein de la municipalité et d’un comité de loisirs, les deux cyclistes ont été décrits par leurs proches comme des êtres généreux, chaleureux et agréables à côtoyer.

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