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Mariage princier à Montréal

La petite-fille du milliardaire Paul Desmarais épouse un prince belge devant 750 invités

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Montréal a vécu hier un mariage de luxe comme on en a rarement vu, alors que la famille Desmarais recevait des invités prestigieux comme Nicolas Sarkozy, des politiciens et des hommes d’affaires sous haute surveilance entraînant la fermeture de la moitié de l’île Sainte-Hélène.

La petite-fille de l'homme d'affaires milliardaire Paul Desmarais et de l’ancien premier ministre du Canada Jean Chrétien a épousé un prince belge, hier après-midi, à Montréal, lors de ce qui pourrait être proclamé le mariage de l'année.

Vers 15 h, Jacqueline-Ariadne Desmarais est sortie de la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, main dans la main avec son nouvel époux, Hadrien de Croÿ-Roeulx.

Arrivés séparément à la cérémonie dans deux Rolls-Royce Phantom des années 1940, les mariés sont repartis ensemble, tout sourire, dans une Porsche vert lime.

Les invités se sont ensuite dirigés vers l’île Sainte-Hélène pour une réception afin de célébrer l’union de la jeune femme de 23 ans et du belge de 32 ans, financier dans une banque de Londres. Pour l’occasion, la famille des mariés avait loué la moitié de l’île, afin d’y ériger un chapiteau de 40 000 pieds carrés qui leur a permis d’accueillir 750 convives. Rappelons que la fortune de Paul Desmarais, le grand-père de la mariée, a été évaluée à 4,5 milliards $ par le magazine américain Forbes.

«Ça fait 11 ans que je travaille ici et c’est la première fois que je vois quelque chose d’aussi énorme», a affirmé Luc Trottier, un employé du parc Jean-Drapeau, les yeux rivés sur les installations.

Invités connus

Parmi les invités, on pouvait compter plusieurs personnalités du monde politique, dont l’ancien premier ministre du Québec Jean Charest ainsi que l’ancien président français Nicolas Sarkozy.

L’ancienne gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean était elle aussi de la partie.

Les chanteurs québécois Garou et Robert Charlebois étaient présents, ainsi que Guy Laliberté, fondateur du Cirque du Soleil et Gilbert Rozon, fondateur du festival Juste pour rire.

Le monde de la finance étaient bien représenté, avec entre autres Laurent et Pierre Beaudoin, ancien et actuel PDG de Bombardier, Steven et Charles Bronfman, ancien propriétaire des Expos de Montréal et Jacques Ménard, président de BMO groupe financier Québec.

Haute surveillance

Sur les lieux de la réception, des clôtures d’environ trois mètres recouvertes de bâches noires encerclaient le site et empêchaient les curieux de voir à l’intérieur. Une centaine de gardiens de sécurité étaient dispersés dans tous les points d’entrée, vérifiant les cartes d’accès de chaque invité.

Mais si la réception de mariage s’est déroulée sous haute surveillance, ce n’était pas nécessairement le cas des hôtels où ont séjourné les invités. Près des établissements haut de gamme du centre-ville, nulle trace de policiers ou d’agents de sécurité qui montent la garde.

À l’InterContinental Montréal, une employée de la réception a confirmé que certains de leurs clients avaient assisté au mariage princier, mais qu’aucune mesure de sécurité particulière n’avait été mise en place pour répondre aux besoins des personnalités politiques et monarchiques qui auraient pu y séjourner.

Pas au courant

Plusieurs amateurs de plein air venus profiter du parc Jean-Drapeau étaient frustrés de constater que la moitié de l’île était inaccessible.

«Qu’est-ce qui se passe ici? se demandaient des Montréalais qui ne savaient pas qu’un mariage princier avait lieu tout près. On ne peut même pas se stationner tellement il y a des gens! C’est ridicule!»

En fin d’après-midi, l’accès à l’île Ste-Hélène est devenu particulièrement difficile. Des centaines de voitures faisaient la file pour accéder au site, à partir du pont Jacques-Cartier.

– Avec la collaboration de Christine Bouthillier et de l’Agence QMI

 

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