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La route de London

Michael McCarron a choisi de suivre les traces de Jarred Tinordi

Camp d’entraînement des recrues du Canadien de Montréal_6
photo le journal de montréal, Pierre-Paul Poulin Michael McCarron

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Le jour du repêchage, à Newark, Michael McCarron avait joué au jeu des comparaisons en disant que son style ressemblait à celui de Milan Lucic, des Bruins de Boston. À son premier match préparatoire avec les Knights de London, le choix de premier tour du Canadien a connu un départ à la Lucic.

Avant de prendre la route de Montréal pour le camp des recrues, McCarron a laissé une bonne carte de visite à son entraîneur en chef à London, Dale Hunter, avec un but et une bagarre dans un gain de 5 à 1 contre le Sting de Sarnia, le 30 août dernier.

«Je me suis battu à mon premier match préparatoire, je suis venu à la défense de mon coéquipier Max Domi (un choix de premier tour des Coyotes de Phoenix), a expliqué le colosse ailier droit de 6 pi 5 po et 237 lb. Je devais le faire, ça ne me dérange pas de me battre. J’ai aussi marqué un but à mon premier match, j’ai ainsi moins de pression sur les épaules.»

À London, McCarron portera le numéro 24. Dans un passé pas trop lointain, les Knights avaient confié le 24 à un autre géant et choix de premier tour du Tricolore, le défenseur Jarred Tinordi.

«Il y aura de grandes attentes en endossant le même numéro que Tinordi», a lancé McCarron, un Américain natif de Grosse Pointe, au Michigan.

À l’instar de Tinordi, McCarron a opté pour l’aventure de la Ligue junior de l’Ontario au détriment des rangs universitaires.

«En jouant 70 matchs (68 rencontres en saison), je serai mieux outillé pour la LNH, a reconnu le gros ailier droit. Jarred m’a déjà prévenu qu’il s’agit d’un véritable marathon. Il m’a rappelé que c’était une bataille autant sur le plan physique que mental. Après une longue saison, tu dois aussi trouver un niveau d’énergie enco­re plus élevé pour les séries.»

«Il a grandement profité de son expérience à London pour faire le saut dans la LNH», a-t-il poursuivi.

Un premier contrat

Après le repêchage, McCarron devait choisir entre poursuivre son apprentissage avec les Knights de London ou avec l’Université Western Michigan, dirigée par Andy Murray, l’ancien entraîneur en chef des Kings de Los Angeles et des Blues de St. Louis.

«Mon style de jeu cadre mieux avec celui de London et de la Ligue junior de l’Ontario, a affirmé McCarron. Il y a beaucoup plus de mises en échec, il y a aussi plus de talent. J’ai aussi le bonheur de jouer pour Dale Hunter. Dale ne te dit jamais de menteries, il n’a pas peur de te parler. C’est exactement le type d’entraîneur que je recherchais.»

«Je me trouve chanceux que le Canadien m’ait rapidement offert un premier contrat professionnel, a-t-il ajouté. J’ai réalisé un rêve d’enfance en signant ce bout de papier. Je ne peux toujours pas décrire le sentiment que j’ai ressenti ce jour-là.»

Des matchs préparatoires

D’ici les prochains jours, McCarron fera tout en son possible pour prolonger son séjour au camp du Canadien.

«Mon but est de jouer quelques matchs préparatoires, a-t-il lancé. J’aimerais pouvoir évaluer mon niveau de jeu contre les professionnels. Je n’ai jamais eu peur de me fixer de grands objectifs.»

Le Tricolore disputera ses deux premières rencontres préparatoires le 15 et le 16 septembre contre les Sabres de Buffalo et les Bruins de Boston. Michel Therrien pourrait très bien opter pour un peu plus de muscle face aux Sabres ou aux Bruins...

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