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Charte des valeurs

Le gouvernement défend sa charte des valeurs

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Le gouvernement Marois encaisse avec sérénité le tollé soulevé par le dépôt de la charte des valeurs québécoises.

Tous les membres du gouvernement se sont ligués ce matin pour défendre cette mesure controversée. «Je suis fière de la proposition de charte que nous avons déposée. Nous avons travaillé très fort pour déposer un document équilibré. Le débat est ouvert, les gens pourront s’exprimer. Je souhaite que ce débat se fasse de façon la plus sereine possible parce que nous devons baliser les règles du vivre ensemble», a déclaré la première ministre Pauline Marois.

Les contestations juridiques que pourrait soulever le projet de charte n’inquiètent pas le ministre de la Justice Bertrand Saint-Arnaud. «Le ministère de la Justice a été consulté dans la préparation du document dont je partage totalement le contenu. J’ajoute que nous sommes très confiants des assises juridiques qui sous-tendent ce document du quel découlera un projet de loi», a commenté M. Saint-Arnaud, avant de gagner le conseil des ministres.

Majorité silencieuse

Pendant que des intellectuels s’indignent du contenu du projet de charte, accusant le gouvernement de provoquer des tensions, des ministres misent sur l’appui de la majorité silencieuse. «Les Québécois pensent qu’il faut faire quelque chose pour affirmer l’égalité homme femme. Il y a une différence entre ce qu’on entend et ce que les Québécois pensent. Ce qu’on entend, ce n’est pas la majorité, les sondages sont là pour le démontrer», a soutenu le ministre de la Santé Réjean Hébert.

Pour sa part, le ministre de l’Enseignement supérieur Pierre Duchesne a réagi aux reproches provenant du reste du Canada. «Il y a des gens qui pensent que les Québécois ne sont pas capables de débattre d’enjeux importants. Il y a eu un appel de M. (Justin) Trudeau qui a parlé de ségrégation. Un intellectuel (Charles Taylor) a fait allusion au régime de Poutine. Dans les années 1960, la religion catholique était partout. Nous sommes une société qui s’est sécularisée de façon sage et pacifique. Je suis un peu tanné d’entendre les accusations d’extrémisme provenant du Canada anglais», a dit M. Duchesne.

La ministre du Travail Agnès Maltais a signalé que les citoyens demeureront libres de pratiquer leur religion. «On dit que l’État est neutre. C’est cette idée de l’égalité homme femme qui prend de la force avec la charte. C’est un choix sain pour la société.» Son collègue ministre des Finances Nicolas Marceau a signalé que la question des accommodements religieux avait été laissée en plan par le gouvernement libéral de Jean Charest. «C’est important d’informer les Québécois», a dit M. Marceau.

Par ailleurs, les immigrants comptent pour près de 30% du personnel à l’emploi du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, a signalé la ministre Diane de Courcy. Leur présence est-elle appelée à diminuer sous l’effet de la charte? «Je n’en suis pas là», a dit la marraine du projet de refonte de la Loi 101.

 

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