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La retraite pour Vladimir Guerrero

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REUTERS/Christinne Muschi Vladimir Guerrero en compagnie de Jose Vidro lors d'un match des Expos en 2003, sa dernière saison à Montréal.

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Une autre page de l’histoire des Expos de Montréal s’est tournée samedi, alors qu’on a appris que Vladimir Guerrero, l’une des plus grandes vedettes de l'équipe, prenait sa retraite du baseball.

Dans un entretien accordé la veille au quotidien dominicain «Listin Diario», «Vlad», 38 ans, a justifié sa décision en invoquant des motifs familiaux et les blessures aux genoux l’ayant ralenti au cours des dernières années. Sa plus récente présence dans les majeures remontait à 2011, avec les Orioles de Baltimore.

Le vétéran de 16 saisons quitte le baseball en laissant le souvenir d’un joueur spectaculaire qui a soulevé les foules avec son immense talent naturel.  Les huit années qu’il a passées à Montréal, de 1996 à 2003, lui ont permis de s’établir comme l’une des grandes figures des Expos, la dernière étoile du club.

Lors des difficiles dernières années de l’équipe, le voltigeur de droite aura représenté une rare source de réjouissance pour les partisans.

«C’est certainement l’un des plus grands talents qu’on n’a jamais vu à Montréal, a relaté Jacques Doucet, descripteur des matchs de "Nos Amours" à l’époque. Sans aucun doute le meilleur frappeur à avoir porté l’uniforme des Expos. Un véritable diamant brut qu’on aurait aimé gardé plus longtemps.»

En un peu plus de 1000 matchs, le Dominicain a réécrit une bonne partie du livre des records de l’équipe, notamment au chapitre de la moyenne à la plaque (,345), les circuits (44) et les points produits (131) en une campagne.

Doté d’un bras puissant et capable de voler des buts, Guerrero a surtout été reconnu pour son brio au bâton, lui qui s’élançait sur presque tous les lancers qu’on lui offrait.

«Il frappait à peu près tout ce qu’il voyait, à l’intérieur comme à l’extérieur de la zone des prises. Il n’y avait pas moyen de le retirer, sinon de lui lancer une prise en plein cœur du marbre!, a relaté en riant celui qui a assisté aux prouesses du numéro 27 du haut de la galerie de presse.

«Dans son anglais approximatif, Guerrero résumait assez bien sa technique : "Me see the ball, me hit the ball!" C’était aussi simple que ça!»

Provenant d’une des régions les plus pauvres de la République dominicaine, le colosse de 6 pi 3 po a été repéré lorsqu’il s'est présenté à un camp d'essai des Expos sans gant et avec des espadrilles dépareillées. De ses origines modestes, il conservera toujours une grande timidité, mais également une grande gentillesse avec les amateurs.

À Cooperstown un jour?

Voyant que la situation était presque sans espoir pour les Expos, le voltigeur de droite a profité de son autonomie pour se joindre aux Angels de Los Angeles en 2004, remportant le titre de joueur le plus utile de la Ligue américaine à sa première campagne en Californie.

Par la suite, il a aussi porté l’uniforme des Rangers du Texas et des Orioles.

Le natif de Nizao a conclu sa carrière avec 449 longues balles et une moyenne cumulative de ,318, huit Bâtons d’argent et neuf invitations au match des étoiles. Des statistiques impressionnantes, mais peut-être pas suffisantes pour lui donner accès au Temple de la renommée du baseball.

«Ça va être difficile, a concédé Doucet. Habituellement, pour qu’on ouvre les portes de Cooperstown à un joueur de ce type, il faut avoir au moins 500 circuits. S’il avait été un peu plus jaloux de sa condition physique dans ses dernières années, il aurait certainement atteint ce plateau.»

Guerrero sera admissible en 2017, en compagnie notamment de Manny Ramirez, Ivan Rodriguez et Jorge Posada.

 

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