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Politique | Québec

Le PLQ se croit victime

Duchesneau propose de modifier le processus de nomination du patron de la SQ

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Le Parti libéral du Québec s’estime victime d’une mise en scène.

La visite des enquêteurs de l’UPAC au domicile de Philippe Couillard, peu après la fuite dans les médias d’une perquisition menée en juillet au siège social du PLQ, trouble le député libéral Robert Poëti.

«Si vous avez besoin de rencontrer le chef du PLQ pour savoir le fonctionnement du PLQ, il y a quelque chose qui ne va pas!», a-t-il confié au Journal jeudi.

Au parfum des questions qui ont été posées à son chef par les limiers de l’escouade Marteau, l’ex-policier de la Sûreté du Québec juge qu’il ne s’agissait certainement pas d’un interrogatoire en bonne et due forme d’un suspect. «Je trouve ça surprenant que le lendemain matin, il y a deux enquêteurs qui vont poser quelques questions, je vous avoue vraiment banales», insiste M. Poëti.

Le député libéral soutient qu’il ne met absolument pas en doute l’intégrité de l’UPAC, qui fait «un excellent travail». «L’UPAC a aussi des escouades, Marteau et d’autres policiers qui y travaillent et à l’intérieur de ça, certaines personnes peuvent donner ou couler de l’information», plaide-t-il.

Mur d’étanchéité effrité

Selon le député de Marguerite-Bourgeoys, la cloison qui doit s’ériger entre la police et le pouvoir politique n’est plus étanche. Il reproche notamment au ministre Stéphane Bergeron son intervention auprès de la SQ il y a une dizaine de jours dans le dossier du président de la FTQ, Michel Arseneault.

«M. Bergeron, il y a trois semaines, a demandé une enquête à la Sûreté du Québec concernant M. Arsenault. Alors oui, je pense que le mur, à quelques places, est effrité», a lancé le député Poëti.

S’il ne partage pas les mêmes soupçons que son vis-à-vis libéral, Jacques Duchesneau estime tout de même que le temps est venu de revoir le processus de nomination du grand patron de la SQ, actuellement nommé par le gouvernement.

Changement

Selon le député caquiste et ancien patron de l’Unité anticollusion, «pour éviter les ambiguïtés», le chef de la SQ devrait être nommé par un comité formé d’élus de tous les partis, comme c’est le cas pour la police municipale.

Rappelons qu’au lendemain de l’élection du Parti québécois de Pauline Marois à la tête du gouvernement, il y a eu un changement de garde à la direction générale de la SQ.

Le ministre Bergeron accuse pour sa part le libéral Robert Poëti de «miner la crédibilité de l’UPAC». «Est-ce que, parce que tout à coup le Parti libéral est sous la loupe de l’UPAC, que tout à coup, la personne qu’ils ont nommée pour faire le travail n’a plus la crédibilité requise pour le faire?», s’est interrogé le ministre de la Sécurité publique.

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