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Métro | Prolongement

L'ajout de cinq stations et le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal était bien attendu

Les usagers du métro sont ravis de voir 5 stations s’ajouter à la ligne bleue

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Photo d'archives Métro de Montréal.

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Les fréquents utilisateurs du transport en commun ont hâte de pouvoir se rendre dans l’est de Montréal sans avoir à présenter de nombreuses correspondances ni à patienter en file pour prendre l’autobus.

«Il était temps! Ça faisait longtemps que les gens en parlaient entre eux dans l’autobus», lance Pierre Farand, qui réside très loin dans l’est de l’île.

Ce travailleur prend l’autobus sur le boulevard Lacordaire, puis emprunte le métro à la station Saint-Michel soir et matin pour se rendre au travail.

«S’il y avait un métro qui traversait la ville, je me rendrais directement à l’Université de Montréal sur la ligne bleue sans avoir à faire de transferts», explique-t-il.

M. Farand prévoit gagner énormément de temps grâce à l’arrivée de ces nouvelles stations. Le trajet qui lui prend 15 minutes en autobus se fera désormais en 5 minutes de métro.

«Aussitôt qu’il neige, qu’il pleut ou qu’il y a de la construction, l’autobus ralentit lui, alors que le métro n’est pas affecté», ajoute-t-il.

Stéphane Vigeant abonde dans le même sens. Il croit que le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal vers l'est contribuera à développer ce secteur de la ville.

«C’est une bonne nouvelle et il faut dire que ça manquait à Anjou», dit-il, utilisant lui-même cette ligne chaque jour pour aller travailler.

Conscients qu’ils devront s’armer de patience avant de voir ces stations près de chez eux, la vingtaine d’utilisateurs rencontrés par le Journal se sont dits prêts à attendre.

«Ça prendra le temps que ça prendra, mais quand le métro sera à quelques pas de chez nous on va d’autant plus l’apprécier», a fait savoir l’un d’eux.

Hausse des coûts?

Avec cette annonce, des usagers craignent toutefois que le prix du passage explose.

«Les tarifs augmentent d’année en année. Si c’est rendu trop cher, ce n’est plus tout le monde qui pourra se permettre d’utiliser le transport en commun», estime Allan Andrianavalona, un fidèle utilisateur.

Pour sa part, Paul Rail croit que si les tarifs n’augmentent pas, «au bout de la ligne, c’est encore nous qui allons payer».

Payant pour les propriétaires

L’ajout des cinq stations fera par ailleurs prendre de la valeur aux résidences situées à proximité.

«Les propriétés situées sur les rues qui permettent d’accéder à pied à ces nouvelles stations devraient bénéficier d’une prime», indique Paul Cardinal, directeur du service d'analyse de marché à la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).

Un peu comme ce fut le cas lors de la construction des trois stations à Laval en 2007. Plus la date de l’ouverture du métro approchait, plus les propriétés prenaient de la valeur.

«Le fait d’habiter près d’une station de métro c’est très valorisé par les acheteurs», ajoute-t-il.

Selon lui, on devrait s’attendre à voir des développements résidentiels surgir non loin de ces infrastructures. La valeur des propriétés et l’intérêt des acheteurs pourraient se faire sentir avant même que ne débutent les travaux.

«Plus les travaux vont avancer, plus il y a de chance que l’évaluation immobilière bondisse de 3 à 5%. En général, c’est ce qu’il se produit», conclut Robert St-Jean, courtier immobilier chez Sutton Synergie de l’est.

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