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La terre ne tourne pas autour de GTA ou Une histoire révisionniste du plus grand événement médiatique de l'année

Coup d'oeil sur cet article

J'ai énormément de difficulté à ne pas passer en mode « rage de Mel Gibson » lorsque j'entends les fans finis de GTA parler de la série. Ça me prend la concentration du Dalaï-Lama pour ne pas avoir le goût d'en enterrer un dans le jardin de rose, derrière la maison. On dirait qu'ils parlent de la seconde venue du Christ! Ne vous méprenez pas : j'adore GTA. Je joue la série depuis le premier opus sur PC, en 1997. J'ai acheté GTA V mardi dernier. Mon 60$ fait donc partie du milliard de dollars amassé en trois jours. Et j'adore le jeu. Vraiment, je l'aime D'AMOUR. Cependant, je ne suis pas un Fanboy de GTA, ni de rien d'autre vraiment d'ailleurs. Je me permets donc cet article afin de montrer quelques-uns des défauts majeurs de la série. Si vous faites partie des fans finis de la série, passez votre chemin. Cet article n'est pas pour vous. Sinon c'est moi que vous risquez de  vouloir enterrer dans le jardin...

1 - La série n'a aucun véritable scénario 

Au niveau du scénario, la série GTA occupe une place particulière dans le médium puisqu'elle nivelle sans cesse vers le bas. Du premier jeu sans réelle histoire au deuxième tout aussi dénué de sens, on en arrive à GTA 3 et ses personnages vides et son « histoire » qui mérite tout à fait ses guillemets. Ensuite, Rockstar décide de monter le niveau dans l'écriture avec Vice City. Le résultat ? Ni plus ni moins une pâle copie de Scarface entremêlé d'éléments tirés de la série Miami Vice. Avec San Andreas, les sources deviennent plus nombreuses (Boyz 'n the Hood, Friday, le gangsta rap de NWAentre autres) mais le scénario tient sur bien peu encore une fois. En fait, il est encore à la limite du caricatural. On termine avec GTA IV qui évolue autour de Niko Bellic et son histoire à la mords-moi-le-noeud et ses personnages secondaires et insipides. Si la série sait distraire, elle ne sait pas divertir grâce à un scénario béton comme ceux, par exemple, de la série Yakuza. Effectivement, à la différence de GTA qui est écrite par Dan Houser, avant toute chose un producteur de jeux vidéos, toute la série produite par SEGA a été écrite par des auteurs de renom. La différence est apparente instantanément : les protagonistes sont humains, ont un schème de pensée clair et démontrent avant tout une évolution psychologique au fil du temps. Le dernier opus se montre au-dessus des jeux précédents, mais on oublie le prix Goncourt...

2 - Incarner un « Yes Man », ou comment contrôler une boîte à chaussure aux traits humains

« Va chercher Misty », « Va poser une bombe », « Va rencontrer les juifs »... Voici l'essentiel de la série GTA résumé en une ligne. Aucun des protagonistes n'exerce son libre choix. Personne. Jamais. Ils ne font que suivre les ordres. Et c'est encore vrai pour GTA V. Pénible...

3 - Bonjour les bogues...

Une image vaut mille mots?

GTA 3...

https://youtu.be/qxvWsvh_CMo

GTA Vice City...

https://youtu.be/KzzpnVOTnvs

GTA San Andreas...

https://www.youtube.com/watch?v=Hd6j5Y_6LrY

GTA IV...

https://youtu.be/np-9rs5jVxI

GTA V

https://youtu.be/w03GSUPY0-A

En guise de conclusion... 

Je sais ce que vous vous dites peut-être : « Oui, mais Hubert, malgré ces défauts, GTA va me divertir longtemps! » Et vous savez quoi ? Vous avez raison! C'est un excellent jeu. Cependant, n'oubliez pas une chose : d'autres jeux exceptionnels méritent aussi votre attention. Si vous aimez les Sandbox, je vous conseille fortement Yakuza 3 et 4, tous deux disponibles sur PS3 ; si vous aimez vivre une expérience hors du commun, pensez à Journey (PS3) ; et n'oublions pas Watchdogsdisponible le 15 novembre sur toutes les plateformes de salon.

J'aimerais finir cet article sur une note d'esprit, mais je ne trouve rien. Je retourne donc jouer à GTA. À bientôt les gamers!