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Non à la guerre

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Un Québécois sur deux a peur qu’une guerre mondiale éclate au cours des 10 prochaines années. Près des deux tiers des jeunes, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas connu les affres et les souffrances de la guerre, s’y attendent. C’est énorme!

Un Québécois sur deux a peur qu’une guerre mondiale éclate au cours des 10 prochaines années. Près des deux tiers des jeunes, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas connu les affres et les souffrances de la guerre, s’y attendent. C’est énorme!

J’ai remarqué, au fil des années et des sondages réalisés, que les Québécois, comme la majorité des peuples de la terre, deviennent de plus en plus pessimistes et de plus en plus fatalistes devant l’avenir. Ils croient que la fin du monde peut vraiment arriver.

Avant, on avait peur des dieux et des phénomènes naturels. Maintenant, on a davantage peur des actions de l’homme. Nous sommes responsables des guerres, du réchauffement climatique et des crises économiques. Nous sommes devenus notre pire ennemi.

L’espoir

Mais il y a de l’espoir, car la plus grande puissance mondiale n’est plus les États-Unis, mais l’opinion publique mondiale. À partir du moment où l’opinion publique manifeste, les politiciens suivent et réagissent. Les politiciens sont rarement la cause des changements, mais plutôt la conséquence de la volonté populaire. Le cas de la Syrie en est un parfait exemple.

Après les attaques du 11 septembre 2001, après les guerres en Afghanistan et en Irak, les Nord-Américains en ont assez. Les Américains, les Canadiens et les Québécois veulent éviter de s’impliquer dans un autre conflit au Proche-Orient. Une grande majorité des Québécois (82 %) et une majorité des Américains (60 %) s’opposent à une intervention en Syrie. Alors, il n’y aura pas d’intervention ni canadienne ni américaine.

Les bons et les méchants

Mais le monde demeure encore trop divisé. Il y aurait, selon les Québécois, les pays amis, tels que les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Australie, l’Italie, le Mexique, l’Espagne, l’Allemagne, le Japon et Cuba. Suivis de près par Israël, la Chine et l’Inde.

Il y aurait aussi les pays qui suscitent de moins en moins de crainte, tels que la Palestine, l’Égypte, la Russie, la Turquie ou le Venezuela. Et finalement, il y a les pays perçus comme les ennemis, comme la Corée du Nord, suivie de l’Iran, l’Irak, la Syrie, l’Afghanistan et le Pakistan.

Mais tant que le monde sera divisé entre bons et méchants, il y aura toujours des guerres et des conflits.

Du déni au dépit

Pendant longtemps, on a nié notre impact sur l’environnement et minimisé les conflits guerriers partout sur le globe. Et maintenant, la majorité croit qu’on n’y peut plus rien. Nous sommes passés du déni au dépit. L’un est aussi nuisible que l’autre.

Malgré nos technologies des plus sophistiquées, nous ne sommes pas encore parvenus à empêcher le réchauffement climatique, les catastrophes naturelles, les crises économiques ou les guerres. Pourtant, toute la science du monde n’a de sens que si elle rend le monde meilleur.

La fin de la guerre commence toujours par soi-même. Si l’homme est le problème, l’homme est aussi la solution.

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