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Hydro-Québec | Tarification

Plusieurs centaines de personnes protestent contre les hausses de tarifs

Des manifestants protestent contre les mesures d’austérité du gouvernement

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Près de 700 personnes en colère ont envahi les rues de Montréal hier pour manifester bruyamment contre les « mesures d’austérité » du gouvernement, surtout la nouvelle hausse de tarifs demandée par Hydro-Québec.

C’est en scandant «Hydro-Québec fait des profits, pourquoi augmenter les prix?» que la foule s’est dirigée vers le siège social de la société d’État, puis vers les locaux de Quebecor. Sur place, les slogans fusaient: «Du pain sur la table, pas des discours de comptable» ou «Groupes sociaux en colère contre vos mesures austères».

Car ce sont les plus démunis qui écoperont de cette hausse demandée de 5,8% des tarifs d’électricité, prévue pour avril 2014, conjuguée à l’effet des autres hausses déjà subies, selon la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics. Les manifestants comprenaient des membres de comités de logement, de syndicats, du FRAPRU (Front d’action populaire en réaménagement urbain) et de Québec Solidaire.

En Outaouais seulement, quelque 300 familles se sont retrouvées à la rue, souligne François Roy, porte-parole de Logemen’occupe, venu de Gatineau pour protester. Et ce chiffre ne cesse d’augmenter.

«On intervient souvent auprès de gens qui habitent dans des taudis. L’isolation est mauvaise, ils ont des coûts de chauffage exorbitants. Les gens ne sont pas capables de payer», déplore-t-il.

«Les gens vont être obligés de couper, donc ils vont couper sur la nourriture, ajoute Gisèle Duguay, venue militer avec les gens de la CSN (Confédération des syndicats nationaux). La nourriture achetée va être de moins bonne qualité, ça fait du monde malade et ça va coûter plus cher en soins de santé»

Des hausses partout

Les manifestants ont mis l’accent sur la hausse des tarifs d’électricité parce qu’elle n’est pas encore entrée en vigueur, mais aimeraient bien que le gouvernement recule aussi sur des décisions passées.

«Ça fait un an que le Parti québécois est au pouvoir et tout ce qu’on peut constater, ce sont des coupures dans les programmes sociaux», martèle Myriam Leduc, de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante, qui estime que le PQ et le Parti libéral du Québec ont la même idéologie: celle du néolibéralisme et de l’austérité.

«On n’atteindra même pas le déficit zéro! Tout ça pour ne pas l’atteindre», se désole François Saillant, porte-parole de la coalition et du FRAPRU.

La coalition propose une série de mesures permettant d’augmenter les revenus de l’État sans toucher les plus démunis, comme imposer à plus de 50% le gain de capital en bourse ou rétablir la taxe sur le capital pour les institutions financières.

«Il y a d’autres choix. Nous avons proposé 10 milliards $ en mesures fiscales et budgétaires», ajoute M. Saillant.

-Avec la collaboration de l’Agence QMI


  • Alors que les manifestants arrivaient devant Quebecor, Pierre-Karl Péladeau, ex-président de Quebecor et président du conseil d’administration d’Hydro-Québec, sortait de l’édifice. Des manifestants ont encerclé sa voiture, mais il a pu partir avec l’aide des policiers. Aucun coup n’a été porté. On ignore si son auto a été endommagée.
  • Des manifestants protestaient aussi contre les compteurs intelligents d’Hydro-Québec, inquiets de l’impact, sur la santé, des ondes qu’ils généreront.
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