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Boisclair poursuit la CAQ

Malgré sa déclaration, plusieurs questions restent en suspens, selon le PLQ

Bouthillier
Photo agence qmi, joël lemay André Boisclair estime que Jacques Duchesneau a tenu des propos diffamatoires en reliant trois éléments qui sont indépendants les uns des autres. Des liens «malhonnêtes» et un procédé «odieux», s’est insurgé M. Boisclair hier.

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Plusieurs questions demeurent sans réponse à la suite de la déclaration d’André Boisclair hier, estime le Parti libéral du Québec, qui s’interroge sur le silence du Parti québécois à cet effet.

Plusieurs questions demeurent sans réponse à la suite de la déclaration d’André Boisclair hier, estime le Parti libéral du Québec, qui s’interroge sur le silence du Parti québécois à cet effet.

«M. Boisclair a répondu aux quelques questions que M. Duchesneau a posées et s’est caché derrière la poursuite pour ne pas répondre aux autres», déplore le député libéral Robert Poëti.

André Boisclair a en effet confirmé hier son intention de poursuivre en justice Jacques Duchesneau, François Legault et la Coalition Avenir Québec (CAQ) pour leurs allégations qu’il juge diffamatoires.

«Aujourd’hui, je suis traîné dans la boue en raison d’une joute politique partisane où, pour certains, il semble que tous les coups soient permis», a-t-il déclaré en point de presse.

Le nom de M. Boisclair a été cité à la commission Charbonneau pour une subvention de 2,5 millions $ accordée en 2003 à l’église unie Saint-James pour sa réfection.

Les travaux étaient assurés par Paul Sauvé, un ami de M. Boisclair, qui était alors ministre délégué aux Affaires municipales et à la Métropole. L’entreprise de M. Sauvé a été infiltrée par les Hells Angels en 2006.

Le député caquiste Jacques Duchesneau a fait cette semaine un lien entre cette subvention et la consommation passée de cocaïne de M. Boisclair.

«La chronologie de Jacques Duchesneau ne tient pas la route, s’est défendu André Boisclair. Comment aurais-je pu savoir en 2003 que l’entreprise de Paul Sauvé [...] serait apparemment l’objet d’une infiltration du crime organisé trois ans plus tard?»

« Manque de transparence »

M. Boisclair n’a pas répondu aux questions des journalistes après sa déclaration en raison des procédures judiciaires en cours. Un manque de transparence, selon Robert Poëti, qui estime que plusieurs questions restent en suspens.

Il s’interroge au sujet des allégations de l’ancien directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis, qui prétend dans un livre récemment publié qu’une aide technique (pancartes, bénévoles, etc.) a été offerte à M. Boisclair pour la campagne électorale de 2007 par le syndicat. Paul Sauvé soutient aussi pour sa part avoir déjà versé 300 000 $ au Parti québécois (PQ) pour obtenir des subventions.

«Mme Marois doit ouvrir ses livres et nous dire s’il y a vraiment eu 300 000 $ versés, martèle le député libéral. Elle faisait partie du Parti québécois à cette époque et en tant que chef, c’est son devoir.»

Silence du PQ

«M. Boisclair est un homme responsable. Il a demandé à être relevé de ses fonctions pour pouvoir se défendre. Il posera sûrement les gestes qu’il faut pour ce faire. Je n’ai pas d’autres commentaires», a déclaré Pauline Marois avant la déclaration d’André Boisclair, hier.

Interrogée à savoir si elle était fatiguée de devoir répondre pour lui, elle a simplement ajouté «M. Boisclair est capable de répondre pour lui-même».

La porte-parole de Mme Marois a signifié que la première ministre ne commenterait pas les interrogations du PLQ au sujet du silence du PQ.

La CAQ a indiqué vouloir prendre connaissance de la poursuite et discuter avec ses avocats avant d’en parler publiquement.

– Avec la collaboration de l’Agence QMI

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