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Les bijoutiers redoublent de prudence

Les bijoutiers redoublent de prudence
Photo jean-François cloutier Les bureaux où travaille l’évaluateur Yves Morrier sont munis d’équipement de ­sécurité sophistiqué.

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Les bijoutiers doivent plus que jamais redoubler de vigilance pour éviter de se faire voler leurs diamants et autres pièces de valeur qui alimentent le marché noir.

Les bijoutiers doivent plus que jamais redoubler de vigilance pour éviter de se faire voler leurs diamants et autres pièces de valeur qui alimentent le marché noir.

L’évaluateur Yves Morrier a été victime d’un réseau de voleurs de pierres précieuses d’origine sud-américaine très bien organisé qui opérait autour du square Phillips il y a quelques années. «Ils m’ont surveillé et ils ont fait une entaille sur les roues de ma voiture. J’ai eu une crevaison une fois sur la route et ils m’ont demandé ma marchandise.»

Pour le rencontrer dans son bureau, nous avons dû nous-mêmes franchir deux lourdes portes qui ne peuvent pas être maintenues ouvertes en même temps.

Toutes les pièces de ses locaux sont munies de caméra en circuit fermé. «Si vous n’aviez pas pris rendez-vous et que vous aviez sonné à ma porte, je ne vous aurais pas ouvert», dit-il.

« Beaucoup d’argent liquide »

Il estime qu’il ne faut pas se mettre la tête dans le sable. «C’est un milieu où il y a beaucoup d’argent liquide.»

Le rapport Shyne de la GRC s’inquiète d’ailleurs au sujet des marchands qui achètent des pièces sans vraiment demander leur provenance. Selon le rapport, il y a eu une hausse du nombre de détaillants achetant des diamants sur les marchés illicites plutôt que chez les grossistes légitimes. Il y aurait donc un lien direct entre la hausse des braquages dans les bijouteries et la croissance d’un marché noir.

Carmen Rivet, qui possède la bijouterie Rivet à St-Lambert, a elle aussi été victime d’un vol en février. L’homme aurait écoulé sa marchandise à Montréal seulement quelques heures plus tard. «Quelqu’un a acheté mon stock, mais il (le voleur) n’a pas dit à qui il l’a vendu», dit-elle en parlant de l’homme arrêté quelques semaines après le crime.

Pour se protéger et éviter d’alimenter le marché noir, Carmen Rivet ne paie que par chèque les diamants qu’elle achète. Le vendeur doit donner son adresse.

Avec la collaboration de Éric-Yvan Lemay

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