/news
Navigation
Forêt du Québec

Un immense travail reste à faire

situation environnement

Coup d'oeil sur cet article

Associé à un outil de propagande, le documentaire «L’État de la forêt au Québec» réalisé par l’Institut économique de Montréal (IEDM) possède un biais qui ne permet pas de comprendre les véritables enjeux auxquels la ressource est confrontée, dénonce l’Action Boréale, un groupe militant de l’Abitibi.

«C’est un document enfantin, a indiqué Henri Jacob, le président de l’organisme qui travaille depuis 15 ans à améliorer les pratiques d’exploitation. Tout le monde comprend qu’un arbre repousse après avoir été coupé. C’est pas une grande vérité, faut juste lui donner du temps.»

Le militant déplore que l’IEDM ait annoncé en préambule qu’elle entend vérifier l’effet des coupes forestières sur la biodiversité et qu’au final, son réalisateur n’en parle même pas.

«Oui, les pratiques de coupes en forêt se sont améliorées, a mentionné M. Jacob. Oui, les travailleurs forestiers sont plus préoccupés [par] la biodiversité. Mais [la finalité] est de produire pour une industrie qui récolte plus d’arbres que la capacité de régénération des forêts. Et le type de machineries utilisées en forêt ne favorise pas la repousse.»

Henri Jacob suggère que le ministère des Ressources naturelles du Québec diminue le pourcentage annuel de récoltes forestières pour permettre notamment aux colonies d’arbres de se reconstruire.

Aires protégées

Parmi les autres enjeux qui préoccupent l’Action Boréale et l’un de ses célèbres porte-parole, le chanteur Richard Desjardins, c’est la difficulté de protéger correctement des territoires forestiers de grande valeur.

«Le gouvernement du Québec s'est engagé à atteindre 12 % d'aires protégées d'ici 2015 et actuellement, nous en sommes uniquement à 8,5 %. Il y a du travail énorme à faire en ce sens», a souligné le président de l’Action Boréale.

«Sauf que les industries forestières et minières se dépêchent à mettre la main sur ces territoires, soit en procédant à des coupes rapides ou à l’achat de claims, a-t-il ajouté. Il devient alors impossible de suggérer la protection du secteur forestier, même s’il est reconnu comme d’une grande valeur écologique.»

Commentaires