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Québec créera un fonds pour l’emploi de 2 milliards $

La Caisse de dépôt investira dans les secteurs de pointe

Nicolas Marceau
Photo d’archives, Stevens LeBlanc Nicolas Marceau.

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Critiqué pour sa piètre performance économique, le gouvernement Marois répliquera lundi en créant un fonds pour l’emploi de plus de 2 milliards $, a appris le Journal.

Critiqué pour sa piètre performance économique, le gouvernement Marois répliquera lundi en créant un fonds pour l’emploi de plus de 2 milliards $, a appris le Journal.

Pauline Marois fera cette annonce sur le parquet de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Ce n’est pas symbolique. Le bas de laine des Québécois sera mis à contribution.

La Caisse pilotera ce fonds avec un mandat bien précis: investir dans le développement de «secteurs stratégiques» et «contrer la délocalisation des emplois», selon des sources gouvernementales.

Ce fonds fait partie intégrante de la politique économique «priorité à l’emploi», dévoilée lundi. Elle compte aussi sur un important volet de démarchage d’entreprises étrangères grâce aux surplus hydroélectriques de la province. Encore une fois, on veut créer des jobs.

Préélectoral

Depuis plusieurs semaines maintenant, Pauline Marois se dit «obsédée» par l’emploi. Depuis septembre, elle multiplie les annonces, que ce soit chez Aerolia, Ubisoft ou dans les locaux de Warner Bros. hier.

Avec les rumeurs d’élections de plus en plus présentes, le temps commençait toutefois à manquer pour présenter un plan solide. Son gouvernement se retrouve aujourd’hui avec un bilan négatif de 45 000 emplois perdus depuis janvier.

Le cabinet du ministre des Finances se console en affirmant qu’il y a plus d’emplois dans l’économie cette année par rapport en 2012. Ce n’est pas faux, mais la tendance à la baisse est inquiétante pour un gouvernement en mode préélectoral.

Pour donner un coup de pouce à une économie chancelante, le gouvernement espère que les surplus d’électricité d’Hydro-Québec attireront à court terme des investissements de 1,6 milliard qui créeront 10 000 emplois, selon ce qu’a appris le Journal.

Emplois de qualité

Les autres volets du plan Marois concernent la recherche et l’innovation et le soutien aux exportations. «C’est une stratégie pour créer des emplois, mais pas n’importe quelle sorte d’emplois. Des emplois de qualité, dans des secteurs de pointe», a dit la première ministre dans un discours à Terrebonne le mois dernier.

«De 2003 à 2010, les investissements en recherche et en développement, en pourcentage du PIB, ont reculé au Québec. Pendant ce temps-là, les États-Unis ont fait l’inverse. Il faut faire mieux», ajoutait Mme Marois.

En investissant davantage en recherche et technologie, par l’intermédiaire des universités par exemple, le gouvernement souhaite rendre l’industrie manufacturière plus concurrentielle.

Parallèlement à cela, il compte diminuer le déficit de la balance commerciale de la province en soutenant l’électrification des transports, «ce qui réduira la consommation de pétrole», souligne une source proche du dossier.

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