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Politique économique

Le gouvernement Marois n’a pas les moyens de ses ambitions selon François Legault

 François Legault
© Photo les archives, Jean-Francois Desgagnés Le chef caquiste François Legault

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Le gouvernement Marois n’a pas les moyens de ses ambitions, soutient le chef caquiste François Legault, qui a pourfendu, lundi, la politique de deux milliards $ du PQ pour relancer l’économie.

Québec va «pelleter par en avant» les problèmes, a-t-il déploré, et creuser davantage le déficit qui frise déjà les deux milliards de dollars actuellement.

«Mme (Pauline) Marois nous annonce de nouvelles dépenses sans nous dire comment elle va les financer. On a seulement la colonne des dépenses. Actuellement, le Québec ne peut pas se permettre d’avoir deux milliard $ de nouvelles mesures. On n’a tout simplement pas cet argent-là. Qui va payer ?», s’est-il interrogé à voix haute lors d’un point de presse.

Réagissant à chaud à l’annonce du PQ, M. Legault a reconnu qu’il y avait certaines «mesures intéressantes» dans la politique économique mais il s’est empressé de répéter que les coffres sont vides, se questionnant sur les futurs investissements de 565 millions $ dans les infrastructures scolaires et sportives.

«Où va-t-elle prendre cet argent-là ? C’est ça la vraie question et j’espère qu’on va finir par avoir le début du commencement d’une réponse», a-t-il martelé.

Un «plan électoral» selon le PLQ

Les libéraux, qui soupçonnent le PQ de préparer des élections, ont tenu le même discours que la CAQ sur le financement méconnu de cette politique, en fin d’après-midi lundi.

«C’est un gouvernement électoraliste qui propose un plan avant l’élection, c’est tout simplement ça. Mais où sont les deux milliards $ ? Ils vont prendre ça dans les poches des Québécois», a pesté le député Sam Hamad. Le chef libéral Philippe Couillard réagira officiellement mardi.

Une vision «colonialiste» dit Khadir

Amir Khadir, de Québec solidaire, reproche au gouvernement d’avoir tardé à annoncer son plan. «Pourquoi avoir attendu un an ? Pourquoi avoir plongé le Québec dans l’austérité et avoir laissé des milliers d’emplois se perdre ? Toutes ces initiatives auraient pu être débutées l’année passée. -ce que c’est pas parce qu’on aura une élection dans quelques semaines ? C’est désolant...»

L’idée est «bonne», a-t-il admis, mais les mesures «ne sont pas adéquates» pour soutenir notre économie. Les investisseurs étrangers seront favorisés avec des tarifs d’électricité «excessivement bas» alors que les tarifs vont augmenter pour les ménages moyens, a-t-il illustré. «C’est assez colonialiste comme vision de tout donner nos ressources à vil prix alors qu’on pourrait utiliser ça pour développer notre propre économie.»

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