/news/currentevents
Navigation
Le bordel informatique

Le privé prend-il trop de place ?

Le privé prend-il trop de place ?
photo d’archives Lucie Martineau, La présidente du SFPQ

Coup d'oeil sur cet article

Le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) est convaincu que SAGIR serait moins coûteux si les firmes privées ne prenaient pas autant de place dans le projet.

Le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) est convaincu que SAGIR serait moins coûteux si les firmes privées ne prenaient pas autant de place dans le projet.

La présidente du SFPQ, Lucie Martineau, martèle que le coût serait moindre si les fonctionnaires y participaient davantage.

Mme Martineau, qui a déjà exigé une enquête publique sur le milieu informatique, dit voir les «mêmes ingrédients» dans cette industrie que ceux qui ont été à l’origine des scandales dans la construction.

Un document gouvernemental obtenu confirme d’ailleurs que Québec versera encore 19,5 millions au privé pour SAGIR. Les firmes sont cette fois-ci sollicitées pour réaliser des «activités opérationnelles» dans le projet. Plus de 500 millions de dollars en services-conseils ont déjà été versés au privé dans le projet, selon nos renseignements.

C’est donc dire que même des opérations récurrentes sont confiées au privé. Voilà pourquoi plusieurs fonctionnaires consultés jugent que le gouvernement a perdu le contrôle du projet, au profit du privé.

Manque de ressources internes

Dans le même document, le gouvernement se dit obligé de recourir au privé pour «remédier au manque de ressources internes». L’appel d’offres prévoit des coûts de 650 $ par jour par sous-traitant. En effectuant ces travaux à l’interne, il en coûterait en moyenne 345 $, selon des analyses du Vérificateur général du Québec.

La porte-parole du CSPQ, Alexandra Reny, admet que la fonction publique fait face à une rareté de la main-d’œuvre dans le domaine informatique. Mais elle assure que la maîtrise d’œuvre du projet est «assurée par le personnel interne».

Lucie Martineau est étonnée par cette réponse. «C’est surprenant de voir le gouvernement dire qu’il garde la gouvernance alors qu’il avoue clairement avoir perdu son expertise (...) Qu’il engage, c’est ça la solution !» peste-t-elle.

Commentaires