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Le baromètre des professions 2013

Le baromètre des professions 2013 du Québec
Méthodologie : Sondage sur 1 000 Québécois, 9 au 12 septembre 2013, marge d’erreur 3,1 %.

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Surprise. Pour la première fois depuis dix ans, la cote des politiciens est à la hausse. Certains diront qu’ils avaient perdu tellement de crédibilité, qu’ils ne pouvaient que remonter. C’est vrai, mais non seulement ils sont un peu plus populaires, mais ils ne sont plus au dernier rang.

Surprise. Pour la première fois depuis dix ans, la cote des politiciens est à la hausse. Certains diront qu’ils avaient perdu tellement de crédibilité, qu’ils ne pouvaient que remonter. C’est vrai, mais non seulement ils sont un peu plus populaires, mais ils ne sont plus au dernier rang.

Ils devancent maintenant les vendeurs d’autos usagées et les lobbyistes selon notre dixième palmarès annuel des métiers et professions du Québec.

UN BAROMÈTRE EN SANTÉ

Les premiers intervenants comme les pompiers, les ambulanciers, les infirmières suivis des pharmaciens, des chirurgiens et des médecins sont les professionnels les plus admirés du Québec. L’ensemble des professionnels de la santé occupe treize des vingt premières places de notre baromètre.

Vous comprenez maintenant pourquoi on vend plus de calendriers avec une photo de pompier en première page qu’avec celle d’un politicien.

PREMIERS DE CLASSE

Les enseignants, les facteurs et les fermiers sont aussi des premiers de classe avec des taux de popularité de plus de 85 %.

Suit le bloc des services professionnels. Les notaires, les architectes, les informaticiens, les comptables ou les juges se retrouvent dans le haut du baromètre.

L’ARGENT SALE

Les Québécois et l’argent n’ont jamais fait bon ménage. Notre baromètre démontre qu’encore une fois, les métiers reliés à l’argent sont perçus plus négativement.

On retrouve dans ce troisième bloc les fiscalistes, les banquiers, les économistes, les chefs d’entreprise, les planificateurs financiers et les gens d’affaires.

LES GRANDES GUEULES

Le dernier bloc est celui des chialeurs. Les avocats, les courtiers d’assurance, les vendeurs d’automobiles neuves ou usagées, les syndicalistes et les lobbyistes sont les plus mal aimés du Québec.

LES GRANDS PERDANTS

La moitié des cotes de métiers et professions chutent dans le baromètre 2013. Les scandales de dopage ayant entaché les athlètes sportifs minent leur crédibilité et leur font perdre 12 points. Les ingénieurs, les gens d’affaires et les maires impliqués dans de nombreux scandales de corruption perdent respectivement dix, sept et six points.

Il est ironique de constater qu’à l’inverse, ce sont les avocats et les planificateurs financiers dont la cote augmente le plus. Non seulement les scandales à répétition des dernières années leur permettent d’être plus riches, mais aussi d’être plus populaires.

On comprend maintenant, grâce à ce baromètre, pourquoi le médecin (88 %) Philippe Couillard est plus populaire que la travailleuse sociale (69 %) Pauline Marois et que l’homme d’affaires (30 %) François Legault se retrouve au dernier rang.

On critique souvent, et avec raison, les politiciens. Mais la plupart des politiciens travaillent très fort et sacrifient leur qualité de vie et leur santé pour un salaire souvent inférieur.

Les politiciens ne sont pourtant que le reflet de nous-mêmes. J’ai hâte au jour où nous serons fiers de nos politiciens, car cela voudra dire que nous serons fiers de nous.

Les élections municipales du 3 novembre seront le début du grand ménage.

— 26 % veulent changer d’emploi au cours des trois prochaines années.

— Un employé sur deux s’estime mal payé.

— Près de 30 % des employés trouvent leur patron incompétent.

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