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Bande dessinée

Et de six pour les Nombrils!

Et de six pour les Nombrils!
Photo édition dupuis 2013

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À maintes reprises, j’ai parlé dans ces pages des Nombrils de Marc Delafontaine et Maryse Dubuc, non seulement parce qu’il s’agit d’un phénomène sans précédent dans l’histoire de la bande dessinée, mais aussi et surtout, parce que cette grande série doit être mise entre les mains de tous.

À maintes reprises, j’ai parlé dans ces pages des Nombrils de Marc Delafontaine et Maryse Dubuc, non seulement parce qu’il s’agit d’un phénomène sans précédent dans l’histoire de la bande dessinée, mais aussi et surtout, parce que cette grande série doit être mise entre les mains de tous.

Alors que le tandem de créateurs jouit d’un succès considérable avec plus de 1,5 million d’albums vendus, il redouble d’ardeur à chaque nouvel opus, question de se renouveler, d’explorer de nouveaux horizons, d’en donner toujours plus au lecteur. Malgré les produits dérivés et de la production de deux longs-métrages en chantier, ils gardent le cap sur les ­déboires d’adolescence de Jenny (la bombe naïve), Vicky (la seconde bombe manipulatrice) et Karine (la bonne poire) avec intelligence, sensibilité et pertinence. Le nouvel album paru il y a quelques jours à peine boucle admirablement l’intrigue commencée au tome 5.

POLAR ET STRINGS

Du coup, en plus de nous servir des gags en une planche formant un seul et grand récit, les auteurs, à la suite de leur coup de foudre graphique pour l’énigmatique chanteur albinos apparu dans le quatrième opus, ont décidé de lorgner du côté du polar. Les deux genres se marient tout naturellement, sans qu’on sourcille à aucun moment. Un pari réussi, qui tient en partie à l’attachement que l’on a pour les personnages. Au fil des albums, Delaf et Dubuc nous ont bien hameçonnés. Sans l’ombre d’un doute.

Les réactions des lecteurs et des lectrices ont été abondantes du côté du forum de discussion sur Spirou.com tout au long de la prépublication du récit dans l’hebdo belge éponyme. «Plusieurs y allaient de leurs prédictions, dont un qui a vu juste, ce qui nous a fort étonnés», raconte la scénariste Maryse Dubuc. «Chaque album s’avère être un défi puisqu’il faut à la fois répondre aux attentes des fans tout en s’accordant un espace de liberté afin de nous renouveler, de nous surprendre», ajoute l’illustrateur Marc Delafontaine.

LA SUITE

Les auteurs souhaitent revenir à un ton plus léger pour le prochain volet. Bien qu’ils aient quelques pistes scénaristiques derrière la tête, ils souhaitent faire une pause bien méritée. «Nous travaillons sur Les Nombrils depuis 10 ans sans interruption. Nous profitons de la tournée de promotion pour souffler un brin, en nous empêchant de trop penser au tome 7. Le moment venu, on y plongera!» avoue Delaf. Il ne reste plus aux lecteurs qu’à s’armer de patien­ce.


Le lancement montréalais aura lieu le 23 octobre à 17h à la Librairie Monet (2752, rue de Salaberry) 

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