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Manifestation

Montréal: Monsanto et les OGM bruyamment dénoncés

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Plus d'une centaine de personnes ont appelé au boycottage de l’entreprise multinationale américaine Monsanto en plus de manifester pour l'étiquetage des OGM, samedi après-midi, à Montréal.

Partis du square Dorchester vers 14 h 30, les manifestants gonflés à bloc criaient haut et fort des slogans, attiraient l'attention de très nombreux passants au beau milieu du centre-ville.

«Monsanto! Pas dans mon frigo!» et «Non aux OGM!» faisaient partis des slogans qu'on pouvait entendre pendant que la foule marchait vers l'est sur la rue Sainte-Catherine, avant d'emprunter le boulevard Saint-Laurent vers le nord.

Ils ont ainsi marché, encadrés par les policiers, jusqu'à l'avenue du Mont-Royal pour terminer la manifestation au parc Jeanne-Mance.

L’étiquetage nécessaire

L'initiatrice du rassemblement, Lila Ary, déplore le manque d’information sur la provenance de trop nombreux produits qu’on retrouve dans les épiceries.

«Puisque l'étiquetage n'est pas obligatoire, ça veut dire que même si on n'indique pas que c'est sans organismes génétiquement modifiés (OGM), ça peut en contenir», dit-elle.

Selon elle, les OGM sont plus présents qu’on peut le croire dans les légumes tels que le maïs, les tomates et les pommes de terre, mais aussi dans d’autres produits comme le soja et le canola.

Monsanto, décrit par ses détracteurs comme le plus grand producteur de semences modifiées, dit changer la génétique de celles-ci pour les rendre plus résistantes aux herbicides, mais les opposants craignent les répercussions négatives sur la santé, en raison des produits chimiques utilisés.

«Monsanto veut capitaliser notre nourriture. S’il y a quelque chose qu’il ne faut pas capitaliser, c’est bien ça» s’est exclamée Marie-Claire Mayeres, une manifestante présente.

Coûts importants

Le gouvernement libéral a dit non à l’étiquetage des OGM en mars 2012. L’ex-ministre de l’Agriculture, Pierre Corbeil, prétextait que rendre cet étiquetage obligatoire s’avérait une opération compliquée, qui signifiait beaucoup plus que de simplement coller une étiquette sur le produit.

«C’est certain que c’est compliqué parce que ça coûte beaucoup d’argent», a reconnu l’organisatrice de la marche, Lila Ary.

«Je crois que ça demeure essentiel, mais il faut sensibiliser les gens pour qu’ils comprennent. Il y a encore beaucoup d’éducation à faire», croit pour sa part Marie-Claire Mayeres.

En 2012, le gouvernement ne voyait pas la nécessité d’imposer l’étiquetage obligatoire puisque trop peu de produits étaient visés. Selon une étude commandée par le ministère de l’Agriculture, à l’époque, une soixantaine de produits consommés au Québec contenaient des OGM, soit environ 3 % du panier d’épicerie.

 

 

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