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Trouba, un jeune général

Le jeune homme de 19 ans représente l’avenir des Jets à la ligne bleue

Jacob Trouba
Photo Derek Leung / AFP Jacob Trouba (centre)

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Jacob Trouba marche encore paisiblement dans les rues de Winnipeg. À 19 ans, il se fond dans la foule avec son visage d’adolescent. Il ne profitera pas de son anonymat trop longtemps.

Trouba appartient à la nouvelle vague des vedettes de la LNH, tout comme les Nathan MacKinnon, de l’Avalanche du Colorado, Seth Jones, des Predators de Nashville, ou Aleksander Barkov, des Panthers de la Floride.

«Il a le potentiel pour devenir l’un des meilleurs défenseurs dans la LNH et pour connaître une longue carrière, a prédit le gardien des Jets de Winnipeg, Ondrej Pavelec. Il en est encore à ses balbutiements dans la LNH, mais on voit déjà son talent.»

Trouba, un choix de 1er tour (9e au ­total) des Jets en 2012, a rapidement gagné la confiance de Claude Noël à ses débuts avec les Jets. Malgré son statut de recrue, il est déjà l’un des défenseurs les plus utilisés avec un temps de jeu moyen légèrement supérieur à 23 minutes.

«J’ai toujours joué plusieurs minutes, ce n’est rien de nouveau pour moi, sauf que je dois maintenant le faire au niveau de la LNH, a répondu calmement le défenseur originaire de Detroit. C’est bon d’avoir la confiance des entraîneurs, mais je ne tiens rien pour acquis. Le ­travail restera toujours la meilleure des solutions.»

Dans trois des six matchs de son équipe, il a été le joueur le plus utilisé. Le défenseur de 6pi 2po et 187 lb a atteint un sommet personnel dans le gain de 3 à 0 des Jets contre les Devils, dimanche, avec un temps de glace de 26min 36s.

Trouba, qui a obtenu deux points (un but, une aide) en six matchs, reste ­malgré tout très modeste par rapport à ses performances.

«Il n’y a pas de doute que c’est différent, la marche est haute entre l’Université du Michigan et les Jets de Winnipeg, a dit le numéro 8. Je ne veux pas sauter d’étapes, je dois rester patient. J’apprends de nouvelles choses tous les jours dans la LNH. Un gars comme Zach Bogosian m’aide beaucoup avec les Jets.»

Un choix judicieux

En juin 2012, au repêchage à ­Pittsburgh, un recruteur influent d’une équipe de l’Association de l’Est avait parlé de la sélection de Trouba au neuvième échelon du premier tour comme un coup de maître de la part des Jets. L’homme de hockey le décrivait comme un jeune Scott Stevens.

«J’aime le jeu physique et je peux donner une bonne mise en échec, mais j’ai toujours préféré calquer mon jeu sur celui de Nicklas Lidstrom, a dit Trouba. J’ai grandi au Michigan, j’avais donc le meilleur modèle possible dans ma cour en Lidstrom.»

Croisé dans un corridor du MTS Centre, le directeur général des Jets, ­Kevin Cheveldayoff, n’a pas hésité une seule seconde pour dire oui à une courte ­entrevue au sujet de son jeune protégé.

«Les recruteurs ou les directeurs généraux disent souvent qu’ils avaient placé leur joueur plus haut sur leur liste de sélection quand ils frappent un bon coup. Dans le cas de Trouba, je peux te regarder droit dans les yeux et de confirmer que nous l’avions vraiment plus haut que le 9e rang.»

Les Jets n’ont pas eu beaucoup d’occasions pour se réjouir depuis leur retour à Winnipeg. L’arrivée de Trouba offrira un peu de réconfort aux bruyants ­partisans du Manitoba.

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