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Expression rouge

Une collection sexy!

Quatres auteures
Photos courtoisie, Sarah Scott Annie Ouellet, Geneviève Lefebvre, Marie-Christine Bernard et Pascale Jeanpierre.

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Libre Expression lance cet automne une toute nouvelle collection érotique québécoise, écrite par quatre auteures québécoises de talent dont la plume se prête aux scènes les plus osées: Marie-Christine Bernard, Geneviève Lefebvre, alias Blonde, Pascale Jeanpierre et Annie Ouellet.

Libre Expression lance cet automne une toute nouvelle collection érotique québécoise, écrite par quatre auteures québécoises de talent dont la plume se prête aux scènes les plus osées: Marie-Christine Bernard, Geneviève Lefebvre, alias Blonde, Pascale Jeanpierre et Annie Ouellet.

Les quatre récits uniques offerts par ces écrivaines mènent les lecteurs au cœur de la fantaisie, du désir, de l’imaginaire. L’érotisme se cache partout: derrière une dune de sable chaud à Cape Cod, dans l’atmosphère glauque d’un funérarium, dans une galerie d’art oriental, ou dans un festival country!

Les romancières ont décidé de relever le défi de l’écriture érotique. Pour Pascale Jeanpierre, auteure de Paradis inc., l’objectif est simple: «C’est évident: il faut que le lecteur ait envie de faire l’amour. Seul, à deux, à plusieurs, peu importe.» Blonde est du même avis. «Le défi est le même que pour l’écriture de n’importe quelle histoire: qu’elle garde le lecteur intéressé, de la première à la dernière page. Même si on ne tourne ces pages que d’une main...»

Marie-Christine Bernard considère qu’il faut aller plus loin et éviter les redites et les clichés. «Un rapport sexuel, on peut résumer ça à des appendices qui rencontrent des orifices... et là on est dans la pornographie. L’érotisme réside dans le ressenti des personnages, ce qui se passe dans le corps oui, mais aussi dans leur tête, dans leur cœur. Et puis il s’agit d’une autre manière d’utiliser le langage littéraire: il faut nommer le désir et les lieux du corps et de l’esprit qui lui donnent naissance, le plaisir ne venant qu’en tout dernier lieu puisqu’il est si fugace. L’atmosphère compte évidemment beaucoup, et il faut que les personnages soient vrais: je ne veux pas des scènes de cul autour desquelles on traficote un récit qui leur servira de prétexte, mais un vrai roman, une vraie histoire avec de l’érotisme dedans.

Laisser aller l’imagination

Les auteures ont laissé aller leur imagination. «Je suis la Jules Verne de l’érotisme», assure Annie Ouellet. Pascale Jeanpierre est restée mystérieuse: «Vous voulez savoir si j’ai fait tout ce que j’ai écrit? Pas tout, non.»

De même pour Geneviève Lefebvre: «Même si vous me saouliez avec de la vodka, je ne vous dirais pas ce qui est arrivé “pour vrai” et ce qui est arrivé dans mon imagination.» Néanmoins, voici comment elle a imaginé son histoire: «Je suis allée dans un sauna, j’ai fumé de l’opium et les personnages sont sortis de leur voile de vapeur pour venir s’allonger à mes côtés...»

Cinquante nuances de Grey

Marie-Christine Bernard est d’avis que le succès de la série de la Britannique E.L. James, Cinquante nuances de Grey, a changé quelque chose dans le paysage de la littérature érotique.

«Il a donné une espèce de légitimité à l’intérêt que peuvent avoir les femmes (comme tous les êtres humains) envers l’érotisme. Tout d’un coup, on n’avait plus honte d’aimer le sexe, à tout le moins sous forme de fiction... Tant mieux si cela ouvre la porte à une pensée sociale plus libre à ce sujet, je veux dire la sexualité des femmes, des vraies femmes, y compris celles qui ont un double menton, des petits bourrelets, des rides, des complexes.»

En librairie le 23 octobre

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