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Des places sont refusées à cause d’un mauvais format de papier

Des places sont refusées à cause d’un mauvais format de papier
Photo le journal de montréal, christine bouthillier Isabelle Boismenu demande réparation au ministère de la Famille. Elle réclame les places subventionnées à 7 $ par jour que sa garderie s’est vu refuser parce que la demande avait été envoyée sur le mauvais format de papier.

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Une garderie de Saint-Roch-de-l’Achigan s’est vu refuser une demande de places à 7 $ par jour... pour l’avoir envoyée dans le mauvais format de papier.

Une garderie de Saint-Roch-de-l’Achigan s’est vu refuser une demande de places à 7 $ par jour... pour l’avoir envoyée dans le mauvais format de papier.

La propriétaire de la garderie Les ­Trésors d’Isabelle avait peine à croire la lettre de refus qu’elle a reçue.

«C’est le non-respect de la condition suivante qui a mis fin au traitement de votre dossier: le demandeur n’a pas transmis les documents imprimés en format légal (8,5 X 14)», peut-on lire dans la missive envoyée par le ministère de la Famille en juin 2012.

Isabelle Boismenu a voulu apporter des correctifs à sa demande envoyée en 2011, mais cela lui a aussi été refusé, sous prétexte qu’elle n’avait pas pu démontrer que le refus n’était pas fondé.

«Quand j’ai vu ça, j’étais plus que fâchée, plus que découragée. [...] Mon mari et moi avons pris une semaine pour remplir la ­demande de places subventionnées», ­explique-t-elle.

Mme Boismenu s’est plainte au Protecteur du citoyen, qui lui a récemment donné ­raison.

«Les irrégularités de forme qui vous étaient reprochées sont mineures [...] le ministère de la Famille n’aurait pas dû exclure votre demande sur ce seul motif sans vous avoir offert l’opportunité de corriger la situation dans un délai raisonnable», indique la lettre envoyée en juin 2013.

Il conclut cependant qu’il est maintenant impossible de corriger la situation puisque l’attribution des places ouvertes en 2011 est maintenant terminée.

Parents outrés

Résultat, la garderie doit demander aux parents 40 $ par jour, dont une partie est ensuite remboursée par l’État en fonction du revenu familial.

«Je trouve ça complètement injuste, s’exclame Véronique Couture, mère d’un ­enfant qui fréquente la garderie. Ça me revient à 19 $ par jour et comme j’ai un deuxième enfant, ça fera bientôt deux paiements de 19 $. Ce n’est pas donné, ça va peut-être retarder le moment de mon ­retour au travail.»

Bien des parents ne peuvent assumer de tels montants. Seules 40 des 76 places de la garderie sont comblées et Isabelle ­Boismenu craint de devoir fermer.

Depuis l’ouverture, il y a deux ans, elle ne s’est pas versé un sou de salaire pour ­pouvoir payer ses employés.

Mais une quarantaine de personnes ­figurent déjà sur sa liste d’attente au cas où elle obtiendrait les places à 7 $.

Elle a fait une autre demande, à l’ouverture de nouvelles places en 2013, qui est actuellement à l’étude.

Correctifs apportés

Les conditions d’admissibilité ont été revues depuis 2011, indique le ministère de la Famille.

«Ce n’est pas un critère de refus actuellement, explique Nadia Caron, porte-parole du ministère. S’il y a des choses à corriger, le ministère accompagne les demandeurs pour que le dossier puisse être évalué en admissibilité.»

Selon elle, bien que seul le premier motif de refus, le format de papier, ait été inscrit sur la lettre, il se peut que le dossier ait aussi été rejeté pour d’autres raisons.

Impossible toutefois pour le Journal de savoir lesquelles puisqu’elles sont ­confidentielles.

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