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Je veux redonner

Bloc Bilodeau

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J’ai remporté une médaille d’or aux Jeux de Vancouver, mais je n’y suis pas arrivé seul. Cet instant magique m’a offert l’occasion de livrer le message qu’il faut savoir redonner dans la vie.

J’ai remporté une médaille d’or aux Jeux de Vancouver, mais je n’y suis pas arrivé seul. Cet instant magique m’a offert l’occasion de livrer le message qu’il faut savoir redonner dans la vie.

Après les Jeux, Jennifer Heil et moi nous nous sommes questionnés sur la façon de redonner, tout en profitant de l’élan généré par nos médailles respectives. Notre engagement a débuté en faisant chacun un don personnel de 25 000 $, Jennifer à la fondation Because I am a Girl, moi à l’Association canadienne des centres de santé pédiatrique (la CAPHC pour Canadian Association of Paediatric Health Centres).

Où donner?

Après Vancouver, j’avais annoncé à mon père ma volonté de donner. Mais où le faire? En raison de mon frère Frédéric, j’étais à la base interpellé par les causes liées à la paralysie cérébrale, mais comment s’assurer que notre engagement permette de changer directement des choses?

On a trouvé. Grâce à mes premiers 25 000 $, nous avons réussi à amasser plus d’un demi-million pour la CAPHC, ce qui a permis de créer une banque de données reliant tous les hôpitaux pour enfants du Canada à l’intention des personnes atteintes de paralysie cérébrale et d’autisme.

Je suis content de ce nouvel outil dans le monde de la santé. Tous les hôpitaux pour enfants au pays comptent chacun sur une fondation qui permet de réinvestir à l’interne, mais il y a peu de liens entre eux. C’est le plus grave problème que nous avaient soulevé des médecins à qui on s’était adressé pour lancer notre contribution.

Par exemple, comment aider dans sa vie de tous les jours un enfant à qui on vient de lui annoncer un diagnostic de paralysie cérébrale? Comment accompagner ses parents? Comment leur fournir un soutien en ergothérapie, en physiothérapie ou même en psychologie? Dorénavant, tout ce genre d’informations pourra se partager.

Un beau projet de retraite

Ce résultat mènera à d’autres actions et à d’autres campagnes de souscription pour cet organisme à but non lucratif. Je planifie ma retraite et même si je deviendrai étudiant à temps plein après les Jeux de Sotchi, je sais que je voudrai continuer à donner. J’aurai aussi plus de temps à y consacrer.

D’ailleurs, on est en train d’élaborer différents projets, dont un important événement-bénéfice. Ce sera difficile de le tenir l’été prochain, parce que je disposerai de peu de temps après les Jeux, mais ça se dessine assurément pour l’été 2015.

Tous ces efforts renforcent ma conviction sur l’importance de redonner. Il y a des gens qui m’ont aidé à gagner ma médaille d’or: mes parents qui m’ont soutenu, qui m’ont conduit à mes entraînements, mes entraîneurs qui ont toujours été là pour moi, etc.

Des gens ont sacrifié de leur temps pour m’aider à réussir. C’est la moindre des choses que je redonne moi aussi...

 

— Propos recueillis par Alain Bergeron

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