/news/politics
Navigation
Élections

Jouer sur deux fronts politiques

Des commissaires scolaires se « dédoublent » pour se faire élire sur la scène municipale

Jouer sur deux fronts politiques
Photo le journal de montréal, christine bouthillier Angela Mancini et Sylvia Lo Bianco ont l’intention de demeurer commissaires scolaires si elles sont élues aux élections municipales.

Coup d'oeil sur cet article

Des commissaires scolaires sont prêts à s’investir doublement en se présentant aux élections municipales tout en conservant leur poste.

Des commissaires scolaires sont prêts à s’investir doublement en se présentant aux élections municipales tout en conservant leur poste.

«On est là pour élargir le mandat qu’on a déjà: celui d’aider la population», s’exclame Angela Mancini, présidente de la commission scolaire English-Montréal (CSEM).

Entre son emploi de gestionnaire dans un CLSC et son implication au sein de la commission scolaire, cette dernière a tout de même réussi à trouver le temps de se présenter avec l’équipe Denis Coderre.

Un commissaire scolaire gagne 12 500 $ par année, alors qu’un conseiller d’arrondissement fait 29 000 $ par année et un conseiller de la ville, 50 000 $.

Ils sont plusieurs à imiter Mme Mancini. À la CSEM, quatre commissaires scolaires se présentent cette année. À la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Daniel Bélanger brigue les suffrages pour Coalition Montréal et Louise Mainville, pour Projet Montréal.

«Le scolaire et le municipal, ce sont les deux paliers politiques les plus proches de la population. Pour moi, c’était une progression naturelle», ajoute Sylvia Lo Bianco, vice-présidente de la CSEM, qui se présente aussi pour l’équipe Denis Coderre.

Pas en conflit d’intérêts

Les deux femmes ne voient aucun problème à cumuler les doubles fonctions. Pour éviter tout conflit d’intérêts, il suffit de se retirer du vote lorsque nécessaire. C’est ce qu’a notamment fait Daniel Bélanger lors de la vente d’un terrain appartement à la CSDM. Élu en 2009 dans l’arrondissement Le Sud-Ouest, ce dernier pense que ce dédoublement peut être positif.

«Par exemple, les parcs-écoles [des parcs situés à côté d’écoles utilisés par les élèves] sont souvent partagés entre les villes et les écoles. On a besoin d’une ligne de communication et c’est là qu’être doublement élu est profitable», explique-t-il.

Il va conserver son poste de commissaire jusqu’aux prochaines élections scolaires «par respect, pour terminer son engagement», mais il pense que cumuler les deux fonctions n’est pas idéal.

Selon lui, il est possible, mais difficile de gérer son temps en exerçant les deux fonctions. Il n’a pas l’intention de se représenter aux prochaines élections scolaires pour se consacrer entièrement au municipal s’il est élu.

Divisions internes

Trois des quatre commissaires scolaires de la CSEM à se présenter le font dans l’équipe Denis Coderre, mais un d’entre eux, Albert Perez, est candidat pour Coalition Montréal dans l’arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce. Mme Mancini soutient qu’il n’y a pas de tension entre eux bien qu’ils briguent les suffrages pour des équipes différentes.

«Pour nous, ça ne changera rien, les décisions de la commission scolaire ne sont pas prises en fonction de la position politique. L’objectif, c’est les services aux jeunes», indique-t-elle, voyant plutôt d’un bon œil la diversité des opinions.

Commentaires