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Une culture méconnue

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Les Québécois francophones ignorent presque tout de la culture du Canada anglais.

Les Québécois francophones ignorent presque tout de la culture du Canada anglais.

C’est ce qui ressort de l’enquête du Journal menée auprès de 320 participants.

«Je ne connais rien à la culture anglophone. Je n’écoute presque jamais la télé en anglais», affirme Marie-Anik Montpetit, étudiante en criminologie à l’Université de Montréal.

Icônes populaires dans le reste du pays, Tanya Kim (animatrice de l’émission Etalk), Jim Shaw (héritier de la puissante Shaw Communications) et Kevin O’Leary (l’homme d’affaires cinglant des émissions Dragons’ Den et Shark Tank), sont de simples inconnus pour les Québécois.

Il ne faut pas s’étonner de ces résultats, croit Christian Dufour, auteur du livre Les Québécois et l’anglais, politologue et enseignant à l’École nationale d’administration publique.

«Le Québec possède son propre star system. Chaque société s’intéresse seulement à sa propre culture. Le Québec et le Canada anglais ne font pas exception», dit-il.

Vide anglophone

Président de la Société Saint-Jean-Baptiste et du Mouvement Québec français, Mario Beaulieu excuse un peu l’ignorance francophone.

«Il y a beaucoup moins de productions anglophones canadiennes dans la culture canadienne anglaise comparativement aux productions francophones de la culture québécoise. Il y a plus d’émergences au sein de la culture québécoise francophone», soutient M. Beaulieu.

À son avis, les Québécois francophones restent un peuple ouvert aux autres cultures. Quand il compare les deux solitudes, M. Beaulieu soutient que les Québécois connaissent mieux la culture anglo-canadienne que l’inverse.

Un point en commun

M. Dufour va plus loin. Même si les francophones et les anglophones ignorent beaucoup l’un de l’autre, ils se rejoignent paradoxalement sur un point: la culture américaine.

«Comme Québécois, on préfère voyager à New York plutôt qu’à Calgary. Les deux sociétés ont une attirance pour la culture américaine», dit le politologue.

Les immigrants entre les deux

Encore une fois, les immigrants ont obtenu de meilleurs résultats que les membres des communautés anglophones et francophones de souche.

En général, les immigrants ont été plus nombreux à identifier les visages connus de la scène médiatique anglophone.

«Les allophones sont souvent entre les deux cultures. Un allophone vient d’ailleurs, il est donc, plus ouvert aux deux cultures», conclut Christian Dufour.

 

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