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Saint-Lin

Des proches déplorent que la police ait libéré un homme ivre

Le tatoueur de Saint-Lin a été frappé mortellement alors qu’il rentrait chez lui à pied

Des proches déplorent que la police ait libéré un homme ivre
Photo courtoisie Le père de famille de 46 ans a été heurté par un VUS à 600 mètres du poste de police vers 6 h 30, quelques instants après sa libération.

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Cinq jours après la mort d’un homme heurté mortellement après avoir été libéré d’un poste de police, ses amis ne décolèrent pas: comment les policiers ont-ils pu le relâcher alors qu’il était ivre, trempé et nu-pieds?

Cinq jours après la mort d’un homme heurté mortellement après avoir été libéré d’un poste de police, ses amis ne décolèrent pas: comment les policiers ont-ils pu le relâcher alors qu’il était ivre, trempé et nu-pieds?

Lyndon Oudit avait échoué l’alcootest après s’être retrouvé dans un fossé au volant de sa voiture, vendredi dernier. Au petit matin, il avait dû être relâché avec une promesse de comparaître puisqu’il n’était pas jugé dangereux pour lui-même ou les autres, selon l’agent Gino Paré de la Sûreté du Québec.

Les policiers avaient alors appelé un taxi, mais l’homme vêtu de noir avait préféré partir à pied. À 600 mètres du poste de police, un véhicule utilitaire sport l’avait percuté, le tuant sur le coup.

«C’est cruel. Il ne serait pas mort si les policiers étaient allés le conduire chez lui», estime Marie-Ève Dalpé, une amie.

Prudent

Le père de famille qui s’était retrouvé sans souliers et complètement trempé après être tombé dans une piscine, plus tôt cette nuit-là, n’avait pourtant pas l’habitude des excès, selon ses proches.

«C’était quelqu’un d’extrêmement prudent qui suivait toujours les limites de vitesse», ajoute Mme Dalpé.

Au bar où il avait l’habitude d’aller, on confirme que sa consommation se limitait toujours à un verre de bière.

Nuit mouvementée

La dernière nuit du tatoueur de 46 ans avait toutefois été mouvementée. Après avoir complété un dernier tatouage vers 18 h 30, il s’était rendu dans un premier bar.

Puis, il était retourné à son atelier pour faire des croquis de tatouages qu’il devait exécuter prochainement, selon les propriétaires de l’endroit qui ont retrouvé les dessins sur sa table de travail.

On ignore les circonstances, mais plus tard dans la soirée, l’homme s’était retrouvé dans une piscine située derrière un bar du chemin Gauthier à Saint-Lin.

Trempé et sans souliers, il avait alors pris le volant de sa voiture pour parcourir les quelques kilomètres qui le séparaient de chez lui. Vers 4 h 16, il aurait plongé dans un fossé en tentant de tourner dans sa rue.

Selon ses proches, l’homme était en possession de drogues stimulantes qu’il gardait pour une occasion spéciale au moment où les policiers l’avaient arrêté.

Vers 6 h 30, alors qu’il venait d’être libéré du poste de police et qu’il marchait sous une pluie fine, l’homme avait été heurté par un Nissan Rogue gris.

«Je m’excuse. Je ne l’ai pas vu. Il est sorti de nulle part», aurait dit la conductrice en pleurs peu après l’impact, selon un témoin.

Une enquête pour déterminer les causes de l’accident a été ouverte par la SQ.

Punk doux

«C’était un punk mais il était tellement doux», résume Melanie Lyonnais, une autre amie.

Décrit comme un homme sympathique, mais solitaire, M. Oudit vivait seul. Il avait toutefois repris contact avec sa fille de 16 ans et son ex-conjointe au cours des trois dernières semaines. À ses proches, il parlait de refonder une vie de famille.

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