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Prism de Katy Perry

Hymne à la rupture

Hymne à la rupture
photo d’archives
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C’est aujourd’hui qu’on peut mesurer toute l’ampleur de la catastrophe causée par Russell Brand...

C’est aujourd’hui qu’on peut mesurer toute l’ampleur de la catastrophe causée par Russell Brand...

Comme si Brand n’avait pas fait assez de dommages en épousant Katy Perry, puis en la larguant par texto. Il a fait pire encore: il a fait réfléchir Katy. Personne n’avait envie de ça, je parle de textes songés, introspectifs, du moins pas d’une vedette frivole comme Katy Perry.

L’artiste de 28 ans, on la veut pleine d’entrain, pulpeuse dans des tenues sexy et scintillantes. Mais dans Prism, le quatrième opus de la chanteuse qui aura bientôt 29 ans, on revient sur le chagrin d’amour et la dure remontée de la belle à la chevelure ébène. Or, Perry n’a pas la crédibilité d’une Elizabeth Gilbert (auteure de Mange, prie, aime) pour se lancer dans des récits introspectifs sans faire grincer des dents.

Fidèle

Son premier autoportrait est la pièce Roar, dans laquelle on peut apprécier toute la légèreté – pour ne pas dire la bêtise – de la vedette. Il s’agit d’un hymne à sa rupture, de la pseudo sagesse à la manière de la chanson-thème de Rocky III – L'œil du tigre. Pas exactement le genre de retour flamboyant pour remettre un ex à sa place, ni rien de très rassurant pour le nouvel amoureux, John Mayer. Legendary Lovers est dans la même lignée, sentimentale et très profonde.

Heureusement – et sans surprise —, elle est restée fidèle à son genre musical, et ce, grâce à ses producteurs et compositeurs de longue date Max Martin et Dr. Luke.

Choose Your Battles enchaîne les clichés sur les peines d’amour. Ghost est une chanson encore plus autobiographique, qui raconte comment Russell Brand a disparu de la vie de Katy après l’ultime texto. By the Grace of God fait référence au chemin de croix que la chanteuse a dû franchir pour se remettre sur pieds après sa rupture. Et puis il y la nouvelle flamme, grâce à qui on tourne la page. Unconditionally, Double Rainbow et Spiritual portent toutes sur John Mayer, qui a d’ailleurs coécrit le troisième de ces titres.

L’ancienne Katy

Oui, nous découvrons Perry sous un nouveau jour. Mais quatre chansons auraient amplement suffi pour comprendre son message.

«Mais où est l’ancienne Katy?», vient-on à penser. Où est cette beauté rose-bonbon qui veut aller à la plage, sortir dans les bars et embrasser quelques filles langoureusement? Bonnes nouvelles : elle racle peut-être le fond sur plusieurs chansons, mais remonte aussi à la surface. Voilà qui sauve Prism de la catastrophe.

International Smile est entraînante et joyeuse. Dans Dark Horse, Perry chante du hip-hop en duo avec le rappeur Juicy J. This is How We Do est une ode aux filles qui déjeunent dans leurs vêtements portés la veille et aux jeunes qui dilapident l’argent de leur loyer dans les bars. Walking on Air est une pièce «house» avec un refrain angélique.

Après des récits autobiographiques, les chansons dans lesquelles on retrouve l’ancienne Katy sont bienvenues. Birthday a été inspirée par Prince et surtout par Mariah Carey. Dans Let me Get you in your Brithday Suit, Katy s’aperçoit que faire la fête est la plus douce des vengeances.


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