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Enquête | John Babikian

Une fortune cachée dans les paradis fiscaux

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Passeports de quatre pays, comptes bancaires dans dix paradis fiscaux et des BlackBerry spécialement cryptés détruits chaque semaine, John Babikian, le mystérieux multimillionnaire montréalais de 26 ans, a pris des mesures extrêmes pour se protéger du fisc.

Passeports de quatre pays, comptes bancaires dans dix paradis fiscaux et des BlackBerry spécialement cryptés détruits chaque semaine, John Babikian, le mystérieux multimillionnaire montréalais de 26 ans, a pris des mesures extrêmes pour se protéger du fisc.

De nouvelles informations obtenues par notre Bureau d’enquête montrent que l’ancien élève de la polyvalente La Dauversière, dans le nord de Montréal, s’est bâti un véritable empire financier offshore. Le dossier a des répercussions aux États-Unis, avec une enquête de la Securities and Exchange Commission (SEC).

La fameuse Bugatti Veyron de 1,5 M$ apparue au Grand Prix de Montréal en juin n’est que la pointe de l’iceberg de l’immense fortune de l’homme d’affaires, selon les allégations des documents de cour consultés.

Une collection de vin d’un million et deux statues du sculpteur new-yorkais Arturo di Modica évaluées à 600 000 $ sont parmi les autres actifs de valeur qui ont discrètement quitté le Québec dans les derniers mois.

Babikian serait en plus propriétaire de neuf condos aux Bahamas, dont sept sont inscrits au nom d’une compagnie écran, selon nos informations. Il aurait aussi acheté une Pagani Huara en Italie, une voiture de luxe qui coûte 1,1 M$.

Pas moins de vingt entreprises et soi-disant organismes de charité, la plupart des coquilles vides dans des paradis fiscaux, serviraient à cacher d’autres richesses, selon les documents consultés.

John Babikian a pris des mesures exceptionnelles pour échapper aux regards indiscrets des enquêteurs.

«Il mène ses affaires uniquement avec des BlackBerry spécialement cryptés qu’il utilise pour quelques jours ou quelques semaines avant de les détruire et de les remplacer», allèguent les documents de cour.

Babikian détruit ensuite chacun de ces téléphones intelligents en le brisant en petits morceaux et en le jetant dans des poubelles différentes «pour qu’il soit absolument impossible (...) d’avoir accès à l’information qu’il contient», montrent aussi les documents.

John Babikian se serait aussi procuré un appareil portatif spécial de la Banque HSBC à Hong-Kong, qui lui permettrait de faire des virements bancaires internationaux partout dans le monde.

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