/news/currentevents
Navigation
Greenpeace | Emprisonné en Russie

L’écologiste montréalais en prison en Russie appelle à l’aide

Coup d'oeil sur cet article

Après cinq semaines de détention en Russie, le froid et la solitude rongent le Montréalais Alexandre Paul, arrêté en mer en marge d’une action de Greenpeace.

«Je dois dire que je me sens un peu seul. Mon compagnon de cellule ne parle pas anglais. Tous les jours, j’espère une visite de mon conseiller. Chaque semaine, j’anticipe la visite de mon avocat», écrit l’écologiste de 35 ans dans une lettre dont Le Journal a obtenu copie.

Arrêté le 19 septembre, après avoir participé à l’ascension de la toute première plateforme pétrolière au large, en Arctique, la Prirazlomnaïa de Gazprom, Alexandre Paul raconte avoir vécu «un moment terrifiant», «tout droit sorti d’un film d’action» lorsque les forces russes ont arraisonné son navire, l’Artic Sunrise.

FROID SIBÉRIEN

Depuis, il souligne que «la vie a été assez difficile». Séparé des 29 autres militants arrêtés en même temps que lui, le Montréalais s’inquiète de l’arrivée de l’hiver et du froid.

Les 30 écologistes sont tous enfermés à la prison de Murmanks, située dans le nord-ouest de la Russie, non loin de l’extrême nord de la Finlande. Il y fait aujourd’hui -2 degrés et un manteau de neige recouvre la région.

Pour les aider à tenir le coup, Greenpeace leur fournit des vêtements et de la nourriture supplémentaires.

JUSQU’À SEPT ANS DE PRISON

D’abord accusés de piraterie, les membres de l’équipage de l’Artic Sunrise ont vu leurs accusations réduites mercredi. Ils sont désormais accusés de hooliganisme et encourent donc maintenant un maximum de sept ans d’emprisonnement plutôt que 15.

Ils font face aux mêmes accusations que les trois artistes contestataires du groupe Pussy Riots, condamnées en août 2012 à deux ans de camp de travail pour avoir chanté une «prière punk» contre le président russe Vladimir Poutine.

MOBILISATION INTERNATIONALE

Lundi, les Pays-Bas ont saisi le tribunal international du droit de la mer et exigé la libération du navire et de son équipage.

La semaine dernière, onze lauréats du prix Nobel de la paix avaient pris la défense des militants dans une lettre adressée à Vladimir Poutine.

Dans sa lettre, Alexandre Paul appelle la population à maintenir la pression sur l’État russe: «Dites-leur que notre emprisonnement est injuste et illégal». Du fond de sa froide cellule, il ne perd pas espoir d’échapper au camp de travail sibérien. «Je resterai fort, je ne désespérerai pas. Je garderai la foi, pour un monde meilleur», écrit-il.

Commentaires