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Fonzy

Un Starbuck français

Un Starbuck français
Photo courtoisie, Véronique Beaudet José Garcia, l’acteur principal du film, et la réalisatrice Isabelle Doval étaient tout sourire, hier soir, lors de l’avant-première de Fonzy à Paris.

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PARIS ­| L’adaptation française du film québécois Starbuck de Ken Scott était présentée en avant-première hier soir à Paris en présence de l’équipe du film. Rebaptisé Fonzy, le film est une fidèle adaptation de l’original.

Starbuck a maintenant son double français, Fonzy. La réalisatrice Isabelle Doval, compagne de l’acteur français José Garcia qui incarne le rôle principal campé par Patrick Huard dans la version québécoise, a choisi de ne pas déroger du scénario original écrit par Ken Scott et Martin Petit, qui était par ailleurs dans la salle hier soir.

On y retrouve la plupart des gags qui faisaient mouche, la même galerie de personnages et une même trame narrative bien rythmée où l’on retrouve dans l’ensemble les mêmes scènes. Autant dire que Fonzy est à quelques détails près une copie conforme de Starbuck. Une adaptation avec une saveur française puisque transposée en France avec ses références culturelles.

DIEGO, LE POISSONNIER ESPAGNOL

David Wosniak alias Starbuck, fils d’immigré polonais qui travaille comme livreur dans la boucherie familiale, devient donc Diego Costa, fils d’immigré espagnol et livreur dans la poissonnerie familiale. Autour de lui gravitent son père et ses deux frères avec lesquels tous les week-ends, à l’instar de David, il joue au soccer.

Lorsque cet éternel adolescent de 42 ans apprend qu’il est le géniteur de 533 enfants et que 142 d’entre eux veulent le rencontrer, il se réfugie chez son ami Quentin (Lucien Jean-Baptiste) afin qu’il l’aide à faire valoir ses droits. Pendant ce temps, il apprend que sa copine Elsa (Audrey Fleurot) est enceinte. Entre les scènes où Diego rencontre certains de «ses» enfants, celles où il se rend chez son ami Quentin, les matchs de soccer, les visites-surprises des deux Chinois à qui il doit de l’argent, la journée sur le bord du lac avec ses enfants, les scènes au tribunal ou à la maternité, on peut maintenant s’interroger sur la nécessité de faire un remake français d’un film québécois. D’autant plus que le film Starbuck, sorti en France à l’été 2012, avait connu un beau succès public et critique avec près de 500 000 entrées.

UN SUJET ACTUEL

Selon la productrice québécoise Odile MacDonald, qui produit le film avec sa société Made in PM fondée en France avec son mari et associé Alain Pancrazi, cette histoire a créé un véritable engouement à Paris. Elle affirme d’ailleurs qu’elle n’était pas la seule à avoir eu l’idée d’une adaptation.

«J’ai eu un coup de foudre pour le scénario original, ajoute-t-elle. C’est un sujet extrêmement actuel, c’est dans l’air du temps. Cela pose la question de ce qu’est une famille aujourd’hui», souligne Mme MacDonald qui trouvait cependant que Starbuck racontait une histoire trop québécoise. Et il y a l’accent aussi qui posait un problème selon elle. Faire une adaptation française est donc devenu «une évidence» pour la productrice. «L’un des apports d’Isabelle Doval, c’est qu’elle a porté un regard de mère et de femme autour de son personnage central et des enfants.»


Fonzy sort sur les écrans français le 30 octobre prochain.

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