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Désir fatal de beauté

Désir fatal de beauté
photo d’archives

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La plupart des gens cherchent depuis toujours à conserver la beauté de leur jeunesse. On assiste de plus en plus au développement d’un véritable marché noir de la beauté.

La plupart des gens cherchent depuis toujours à conserver la beauté de leur jeunesse. On assiste de plus en plus au développement d’un véritable marché noir de la beauté.

L’Institut de santé publique a donné l’alerte la semaine dernière sur les dangers d’un médicament appelé clenbutérol qui est destiné aux chevaux et qui est vendu sur internet et dans les centres d’entraînement. Une vingtaine de cas d’intoxication ont été rapportés au Québec. Il y en a certainement davantage, mais, sans l’aveu des utilisateurs, il est difficile de faire le lien entre les intoxications et ces produits illicites. Les person­nes exposées au clenbutérol ont dû être hospitalisées à cause, entre autres, d’arythmies qui auraient pu être mortelles.

On trouve des alertes sur le clenbutérol dès 1998, car ce médicament vétérinaire était déjà utilisé par des athlètes pour améliorer leurs performances. Le clenbutérol est familièrement appelé «pilule de taille zéro» ou encore «clen». Ceux qui le vendent illégalement sur internet et dans les gymnases le présentent comme un produit qui fait maigrir rapidement et qui augmente la masse musculaire: deux rêves de beauté qui visent à séduire les personnes vulnérables.

Dangeureux et interdit

Le clenbutérol est non seulement dangereux, mais strictement interdit par Santé Canada chez l’humain et chez les animaux destinés à l’alimentation.

Il s’agit d’un bêta-agoniste qui a pour effet de faciliter la respiration des chevaux souffrant d’asthme. Il appartient en quelque sorte à la famil­le du salbutamol (VentolinMD) utilisé comme bronchodilatateur chez l’humain. Mais le clenbutérol est beaucoup plus fort. On s’est rendu compte qu’il a aussi un effet anabolisant.

Utile chez le cheval, il a des effets indésirables dangereux graves chez l’humain. Plusieurs personnes en ayant consommé ont eu des palpitations et des arythmies, se sont senties oppres­sées et certaines ont fait un infar­ctus. Une vingtaine de Québécois ont ainsi dû être hospitalisés au cours des trois dernières années après en avoir consommé.

L’achat de médicaments sur internet est tentant, mais très risqué. Il faut savoir résister aux belles promes­ses. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, 50% des médicaments vendus sur internet sont contrefaits. Dans le cas du clenbutérol, sa vente elle-même est illégale.

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