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Au Québec « pour y demeurer »

La première ministre Pauline Marois prend en main le dossier Alcoa pour faire en sorte que ça se règle

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Alcoa est au Québec pour y rester, a assuré mercredi Pauline Marois, devant la menace de la multinationale de plier bagage si le gouvernement ne lui offre pas de meilleurs tarifs.

N’appréciant guère que l’entreprise négocie sur la place publique, la première ministre a pris le dossier en main.

«Je crois que le ton est très alarmiste inutilement, estime Mme Marois. C’est le secrétaire général du gouvernement et mon chef de cabinet adjoint qui ont rencontré les gens d’Alcoa, c’est une industrie majeure très importante pour le Québec, elle est ici depuis longtemps, elle y est pour y demeurer.»

La multinationale a envoyé un préavis officiel à Hydro-Québec pour mettre fin à son contrat d’alimentation en électricité nécessaire à l’exploitation de ses trois usines québécoises, qui compte 3300 travailleurs, a révélé mardi notre Bureau d’enquête. Alcoa se donne un an pour négocier avec Hydro-Québec, sans quoi les usines de Bécancour, Deschambault et Baie-Comeau risquent de fermer.

Panique inutile

Pressée de questions par l’opposition, Pauline Marois a reproché aux libéraux et aux caquistes de semer inutilement la panique chez les populations concernées.

Son ministre des Finances a également tenté de calmer le jeu. «On est en discussion et on va trouver une solution, c’est une industrie qui est extrêmement importante, qui a des retombées majeures partout au Québec et nous allons faire en sorte que ça se règle», a soutenu Nicolas Marceau. La facture d’électricité d’Alcoa s’élève à 350 M$ par an. À l’heure actuelle, la multinationale bénéficie de tarifs préférentiels de 3 cents le kWh. Hydro-Québec veut faire passer les alumineries à son tarif L, soit 4,4 cents le kWh.

Le ministre Marceau a tenu à rappeler que le contrat avec Alcoa a été signé en 2008, sous le précédent gouvernement libéral, qui avait prévu l’augmentation de 60 %.

Le marché mondial de l’aluminium a changé au cours des derniers mois, rétorque Philippe Couillard, qui ne comprend pas pourquoi le gouvernement Marois n’a rien vu venir. Selon lui, les tarifs d’électricité offerts à la multinationale Alcoa doivent être plus compétitifs.

François Legault déplore lui aussi le réveil tardif des troupes péquistes dans ce dossier. «(L’aluminerie) Alouette a dit il y a un mois qu’actuellement, le Québec, avec son tarif L, a un des tarifs les plus élevés au monde, ça aurait dû sonner des cloches!» a-t-il lancé mercredi.

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