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Histoire | Vieux-Montréal

Des livres brûlés sortis de terre

Des archéologues ont déterré des documents datant de la Nouvelle-France dans le Vieux-Montréal

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Des scientifiques de Pointe-à-Callière ont retrouvé des livres remontant à l’époque de la colonie en fouillant les entrailles du Vieux-Montréal. Il s’agit d’une première en archéologie.

«On ne connaît pas de site archéologique où on a retrouvé des livres, car le papier est une matière organique qui pourrit», explique Louise Pothier, archéologue et responsable des chantiers de fouilles pour Pointe-à-Callière. En brûlant, le papier s’est en fait transformé en carbone, ce qui l’a protégé des bactéries.

Ces livres appartiennent à la collection de 24 000 documents de la bibliothèque du Parlement du Canada-Uni, qui a été complètement détruite par un incendie le 25 avril 1849. Il s’agissait, à l’époque, de la plus grande bibliothèque publique du pays.

EX-CAPITALE DU CANADA

Cent soixante-quatre ans après sa destruction, les archéologues ont déterré 35 amas de livres calcinés qu'ils ont l'intention de reconstituer fragment par fragment. Traités d'économie, d'agriculture et autres documents, pour la plupart en français et dont certains datent de la fondation de Montréal, sont du lot.

Ils ont été retrouvés sur le chantier de fouilles réalisé à l'été 2013 par une équipe de Pointe-à-Callière sur la Place d'Youville. En les reconstituant, les historiens espèrent redonner vie à des témoins d'une époque charnière pour Montréal, le Québec et le Canada, celle où la métropole québécoise était la capitale du pays.

50 000 ARTÉFACTS

En plus des livres, près de 50 000 artéfacts et écofacts ont été mis au jour. On retrouve, par exemple, de la vaisselle raffinée, des ustensiles, des pièces de monnaie et divers objets qui servaient aux parlementaires autant dans les moments de travail que de réjouissance.

«Les résultats des fouilles archéologiques 2013 ont surpassé toutes les attentes que nous avions, tant par le nombre de pièces qui ont été trouvées, que par la nature et l’importance historique des objets», a dit Francine Lelièvre, directrice générale de Pointe-à-Callière.

 

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