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Rive-Sud | Agression

Un septuagénaire combat 4 voleurs

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Photo le Journal de Montréal, Simon Bousquet La maison du rang Ste-Marguerite à Mercier est entourée de champs

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Un septuagénaire s’est retrouvé avec la moitié du visage couvert de douloureuses ecchymoses après avoir vigoureusement résisté à quatre agresseurs qui l’ont attaqué dans la maison qu’il partage avec son frère.

Jean-Guy et son frère Jacques Desparois se sont fait surprendre par des hommes armés de gaz irritant, mardi soir, dans leur résidence du rang Ste-Maguerite à Mercier.

Jean-Guy, 78 ans, a résisté de toutes ses forces, mais ses assaillants sont parvenus à le maîtriser en le frappant dans les côtes et au visage, fracturant son nez au passage.

«Si c’était à refaire, je me défendrais de la même façon, assure-t-il. On ne sait jamais s’ils avaient l’intention de nous tuer.»

Pendant les trois heures qu’a duré l’agression, son frère âgé de 76 ans attendait aussi l’heure de sa mort.

L’attaque s’est produite vers 22 h 30. Alors que les frères célibataires somnolaient dans leur fauteuil, une voix d’homme criant «police» a brisé le silence de la résidence isolée et des inconnus ont foncé sur eux en les aspergeant de poivre de cayenne.

«Si je les avais vus, j’aurais pu prendre les tisonniers du poêle pour les frapper, mais il faisait noir et ils sont rentrés sans faire de bruit», explique Jean-Guy.

Deux des suspects ont alors menotté Jacques dans le dos. Plus combatif, son grand frère a reçu une double dose de gaz irritant.

«Ils ont vidé la canette puis ils m’ont frappé au visage avec, explique Jean-Guy. J’essayais de me débattre, alors ils se sont mis à me donner des coups dans les côtes.»

FAIRE LE MORT

Comprenant qu’il ne gagnerait pas, l’homme a finalement fait semblant qu’il avait perdu connaissance. Ses agresseurs l’ont alors ligoté à l’aide d’attaches de plastique puis ont tiré les rideaux.

Un cambrioleur est resté avec les frères pendant que les trois autres mettaient la maison sens dessus dessous en cherchant les économies des agriculteurs. «Ils ont volé tout l’argent de notre commerce [un kiosque de fruits et légumes]», déplore Jacques.

Lorsque le silence est finalement revenu vers 2 h, Jean-Guy a brisé ses liens. Malgré les larmes qui embrouillaient ses yeux irrités, il est parvenu à couper les menottes de son frère avec une scie à fer. Puisque leurs assaillants avaient arraché leur téléphone, les victimes ont préféré ne pas déranger leurs voisins et attendre au lendemain pour contacter les policiers.

Malgré leurs craintes, les frères n’ont pas l’intention d’abandonner la ferme familiale. «J’ai l’intention de mourir ici, mais pas de cette façon-là», conclut Jacques.

SUSPECTS

La police de Châteauguay est à la recherche de quatre suspects francophones, dont deux hommes blancs: un dans la quarantaine (6’ et 200 livres) et l’autre dans la trentaine (5’8 et 180 livres) avec des cheveux bruns attachés en queue de cheval.

- Avec la collaboration de Cynthia Laflamme du Soleil de Châteauguay


Pour transmettre des informations aux policiers, contactez le 450-698-3229.

 

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