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Collision | Héroïsme

Deux ambulanciers blessés sauvent un enfant de quatre ans

Deux ambulanciers blessés sauvent un enfant de quatre ans
Photo agence qmi, pier-yves carbonneau-valade Après avoir subi un face-à-face, les ambulanciers Guillaume Lauzon et Patrick Saucier ont sauvé un garçon en arrêt cardiaque. Le père est décédé sur le lieu de l’accident.

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Blessés et coincés dans leur ambulance après une violente collision, deux ambulanciers sont parvenus à sauver la vie d’un garçon de quatre ans en arrêt cardiaque.

Blessés et coincés dans leur ambulance après une violente collision, deux ambulanciers sont parvenus à sauver la vie d’un garçon de quatre ans en arrêt cardiaque.

Malgré des douleurs au visage et aux côtes, Patrick Saucier et Guillaume Lauzon se sont extir­pés de leur ambulance accidentée pour porter secours à un garçon qui se trouvait à l’intérieur de la voiture qu’ils venaient de percuter à 100 km/h.

La sœur du garçon, une fillette d’un an qui se trouvait dans la voiture, n’a pas été blessée.

Miguel Charest, leur père de 32 ans, a eu moins de chance. Il est décédé sur place.

L’accident mortel s’est produit au début de l’heu­re de pointe du 17 octobre. De retour d’une intervention, les ambulanciers suivaient un poids lourd sur la route 147, entre Coaticook et Compton. Vers 7 h 15, une Honda Civic grise en perte de contrôle a sur­gi devant eux à toute allure.

«J’ai vu ma mort arriver», affirme M. Saucier qui était au volant de l’ambulance. Il a alors hurlé et son coéquipier s’est retourné juste à temps pour voir l’impact et recevoir le coussin gonflable en plein visage.

«C’est comme si l’ambulance s’était arrêtée d’un coup sec, puisqu’elle avait glissé tranquillement dans le fossé», explique M. Lauzon.

Couchés sur le côté passager avec la porte du conducteur endommagée, les ambulanciers se sont retrouvés coincés au fond d’un fossé d’environ six pieds.

«On était sur les nerfs», raconte M. Lauzon qui craignait l’explosion de la bonbonne d’oxygène de l’ambulance.

SAUVER UN ENFANT

À ce moment, un homme est venu les voir en criant qu’un enfant était blessé. Après avoir ten­té sans succès de briser le parebrise, les ­ambulanciers sont passés par une petite trappe entre la cabine et le module médical de leur véhicule. Ils ont réussi à se faufiler jusqu’à l’extérieur parmi les équipements éparpillés à l’intérieur de l’ambulance.

De l’autre côté de la route, les ambulanciers ont trouvé un enfant inconscient. Le garçon avait été sorti de la voiture, où son père se trouvait toujours incarcéré, mais «personne n’avait encore fait les manœuvres de réanimation. J’ai pris ses signes vitaux et il n’avait ni pouls ni respiration», raconte M. Saucier.

Malgré leurs douleurs, les secouristes ont immédiatement commencé le massage cardiaque et le bouche-à-bouche jusqu’à ce que d’autres ambulanciers prennent le relais, une quinzaine de minutes plus tard.

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