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À vos défenses !

À vos défenses !
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Le froid est à nos portes, la guerre s’intensifiera... La saison favorise effectivement les virus, dont celui de l’influenza, qui tire son nom de l’expression « influenza di freddo » signifiant l’influence du froid.

Le froid est à nos portes, la guerre s’intensifiera... La saison favorise effectivement les virus, dont celui de l’influenza, qui tire son nom de l’expression « influenza di freddo » signifiant l’influence du froid.

La mission d’une armée est de protéger un territoire et lorsqu’un intrus tente de l’envahir, l’armée se met en branle pour le combattre. Notre corps est un territoire et si un intrus tente de le pénétrer, la guerre est aussitôt déclarée et la mobilisation est générale. Un système de défense puissant et complexe s’active: notre système immunitaire qui est, pour chacun de nous, notre armée.

NOTRE SYSTÈME IMMUNITAIRE

Aux aguets sans relâche, maître, lui aussi, de l’espionnage (!), il est indispensable à notre survie et peut compter sur plusieurs agents, dont la peau, les muqueuses, le thymus, les ganglions, les amygdales, les plaques de Pleyer, la rate, la moelle osseuse et les globules blancs, pour ne nommer que ceux-ci. Sa mission est de déterminer si des molécules doivent faire partie de nous ou non. Si ce n’est pas le cas, la réponse est systématique: il cherche à détruire les agents pathogènes que sont les virus, les bactéries, les parasites ou les cellules cancéreuses, par exemple.

Notre système immunitaire est présent dès notre naissance et on qualifie le type d’immunité qu’il procure d’«immunité innée», dont la réponse fait en sorte d’agir en ne tenant pas compte de la nature des molécules que le système tente d’éliminer. Au fil des ans, notre organisme fait connaissance avec d’innombrables molécules étrangères non désirables, les élimine et, surtout, s’en souvient. S’il croise à nouveau l’une de ces molécules, la réponse du système à cette molécule sera «spécifique». On parle alors d’«immunité acquise». C’est la raison pour laquelle on n’attrape pas la varicelle deux fois par exemple. Le système a gardé en mémoire le plan qui permet de lui faire la guerre...

La vaccination a pour objectif de permettre au système de se préparer à faire la guerre en lui présentant l’ennemi potentiel à qui il aura à faire face. Si celui-ci se présente, le plan est déjà en mémoire. Chez l’adulte, on estime que la mémoire du système immunitaire peut regrouper jusqu’à 100 milliards de ces plans. Bien utile, car chaque minute, selon les saisons, entre 17 000 et 400 000 virus pénètrent dans nos poumons, dont ceux porteurs de la grippe. Le nombre de virus présents dans l’atmosphère monte effectivement pendant l’hiver, atteint un pic en janvier, puis chute à l’approche du printemps avec le retour de la lumière et de la chaleur.

LA GRIPPE

Bien installé dans notre corps, le virus s’attaque à notre système respiratoire et c’est tout notre organisme qui en subit les contrecoups. Maux de tête, frissons et toux signalent son arrivée. Ils seront rapidement suivis par la fièvre, la perte d’appétit, la fatigue, les douleurs musculaires, les écoulements nasaux, les éternuements, les larmoiements et l’irritation de la gorge. Chez les enfants, ces symptômes peuvent s’accompagner de nausées, de vomissements ou de diarrhée. La personne infectée est contagieuse tant que durent les symptômes, généralement de 48 heures à une semaine. Quant à la sensation de faiblesse et de fatigue, elle peut s’étirer jusqu’à trois semaines.

Les médicaments ne guérissent pas la grippe, ils ne peuvent qu’en réduire les symptômes. C’est notre organisme qui combat le virus en développant les anticorps appropriés. Le virus étant en constante mutation, on peut souffrir d’une nouvelle grippe à chaque année et plus d’une fois. Si c’est votre cas, le meilleur traitement est de vous reposer et boire du liquide. Restez à la maison, vous êtes contagieux. Pour les prochains jours, c’est votre système immunitaire qui travaille. Vous devriez consulter si vous avez de la difficulté à respirer, si la fièvre persiste plus de trois jours ou si vos symptômes sont importants.

On ne meurt pas de la grippe. On peut toutefois mourir des complications qui, dans certains cas, peuvent en résulter. Une pneumonie, par exemple. Des centaines de Québécois souffrent chaque année de graves problèmes de santé qui surviennent à la suite d’une grippe. Les tout-petits, les personnes de plus de 65 ans et celles qui éprouvent des problèmes de santé comme le diabète, une maladie respiratoire, une maladie du rein ou du cœur ou qui ont un système immunitaire affaibli sont plus à risque d’éprouver des complications longues et importantes à la suite d’une grippe. Dans certains cas, ces complications s’avèrent mortelles...

VACCIN

Depuis le 1er novembre, il est offert gratuitement aux personnes qui présentent un risque plus élevé de complications en raison de leur âge ou de leur état de santé, ainsi qu’aux personnes qui leur prodiguent des soins ou qui les côtoient: les personnes âgées de 60 ans et plus, les enfants de six à 23 mois et les personnes atteintes de certaines maladies chroniques. Pour recevoir le vaccin contre les trois souches du virus qui devraient être actives en 2013-2014 dans l’hémisphère Nord, adressez-vous à votre médecin ou à votre CLSC.

 

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