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Examen tous les deux ans pour les conducteurs âgés

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Les automobilistes âgés de 80 ans et plus doivent impérativement fournir un bilan médical tous les deux ans pour conserver leur permis de conduire.

Dès l’âge de 75 ans, la société d’assurance-automobile du Québec (SAAQ) exige un premier bilan médical et un examen visuel à tous les conducteurs. À partir de 80 ans, ces examens sont obligatoires tous les deux ans.

Identifier les problèmes

Problèmes cardiaques, de diabète ou cognitifs: le médecin doit évaluer l’état de santé général de l’automobiliste.

«Si les problèmes cardiaques sont trop à risque, on peut suspendre le permis», indique Gino Desrosiers, porte-parole de la SAAQ.

«Le médecin doit identifier n’importe quel problème de santé qui pourrait avoir un impact sur la conduite. Par exemple, la consommation d’un médicament qui affecte la capacité physique pourrait aussi être évaluée», ajoute-t-il.

Les personnes âgées doivent aussi fournir un rapport d’examen visuel.

Les deux rapports sont ensuite remis à la SAAQ, et un groupe d’experts juge si la personne est apte à conserver son permis ou pas. Dans certains cas, l’automobiliste pourrait voir son permis être ­limité, par exemple en lui interdisant de conduire le soir ou sur l’autoroute.

Examen après six mois ?

Dépendamment de l’état de santé du conducteur, la SAAQ se réserve le droit d’exiger un autre examen dans six mois.

Advenant un changement dans la santé de l’automobiliste, de nouveaux rapports médicaux peuvent aussi être demandés.

«Ça peut arriver quand on reçoit une nouvelle information d’un médecin ou d’un policier qui a remarqué une conduite erratique», précise M. Desrosiers. Selon la SAAQ, 275 000 conducteurs sont âgés de 75 ans et plus. Environ 90 000 contrôles médicaux sont ­effectués chaque année.

Or, M. Desrosiers précise que la plupart du temps, les gens décident par eux-mêmes d’arrêter de conduire. «Souvent, ils en discutent avec leur famille et se rendent compte que ce serait mieux d’arrêter.»

Ce qu’ils ont dit
«
C’est l’horreur, le pire moment qu’un parent peut vivre. »
– Isabelle Rheault, maman de deux petits garçons de trois et cinq ans qui fréquentent la garderie Face à face
«
[Ma fille] a été chanceuse. Elle va bien. Comme beaucoup d’autres enfants, elle dormait et elle n’a rien vu. »
– Dominic, papa d’une fillette de trois ans
«
Nous sommes contents que l’état des blessures ne soit pas aussi grave qu’on pourrait se l’imaginer. »
– Antonio D’Angelo, chef de l’urgence, Hôpital Sainte-Justine
«
On est tous sous le choc. »
– Maria Trimarco, directrice de la garderie Apprendre et Apprécier, où les enfants ont été relogés après le drame
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