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CPE Soleil Le Vent

Une garderie qui enseigne les traditions autochtones

Garderie autochtone
Photo Emmanuel Delacour / Agence QMI Bien que plusieurs des enfants du CPE soient issus des Premières Nations, Inuits ou Métis, d’autres ne le sont pas.

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Unique en son genre à Montréal, le Centre de la petite enfance (CPE) Soleil Le Vent enseigne aux tout-petits des éléments de la culture autochtone.

Que ce soit par la musique ou par les contes, l’établissement qui peut accueillir jusqu’à 80 enfants répond à un besoin des communautés de l’arrondissement Verdun.

«Nous avons ouvert nos portes en 2009, mais le conseil d’administration des parents avait déterminé bien avant cela la nécessité d’ouvrir un CPE de ce genre à Montréal», a expliqué Alana-Dawn Phillips, directrice du CPE Soleil Le Vent.

Les parents viennent de tous les coins de Montréal, parfois même de Châteauguay et d’Oka, afin de pouvoir placer leur bambin au centre, a-t-elle confirmé.

Chansons en Inuktitut

Parmi les services offerts au Soleil Le Vent, on retrouve une éducatrice d’origine inuit qui apprend aux enfants des mots et des chansons en Inuktitut. Tous les mercredis, une aînée d’origine mohawk vient enseigner la musique et des chants iroquois.

«Les enfants ont tous leur petit tambour et ils connaissent leurs chansons par cœur. Ils aiment tellement cela qu’ici, il ne se passe pas une heure sans qu’un enfant chante un air traditionnel», de dire Mme Phillips.

Certains parents ont même la surprise de voir leurs enfants retourner à la maison en fredonnant une mélodie en iroquois. Plusieurs d’entre eux leur ont même acheté un petit tambour à la maison, a assuré la directrice.

Menu autochtone

Même le menu de la garderie s’inspire des traditions autochtones. «Une fois par semaine, on offre un met de la coutume. Parfois il s’agit d’une viande, comme du caribou», a souligné Mme Phillips.

Bien que plusieurs des enfants du CPE soient issus des Premières Nations, Inuits ou Métis, d’autres ne le sont pas.

«Nous sommes très ouverts. L’idée est d’offrir une expérience enrichissante aux enfants. On leur donne une opportunité de découvrir une autre culture», a commenté la directrice.

Est-ce que toutes ces activités pourraient être le premier pas pour ces enfants vers un intérêt pour leurs racines ou celle de leur voisin. «On peut l’espérer», de dire simplement Mme Phillips.

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